Après plusieurs semaines d’activités en dents de scie, la société de gestion des ordures ménagères a pleinement repris du service. «Nos agents parcourent en ce moment les rues afin de collecter tous les déchets avec abnégation et assurance», a annoncé Averda.

Un des points de ramassage d’ordures d’Averda au quartier Alibandeng (1er arrondissement de Libreville) avant la reprise de ses activités. © Gabonreview

 

Disparue des radars pendant plusieurs semaines, Averda a annoncé la relance de ses «activités de collecte des déchets et d’assainissement de la ville» à Libreville et Akanda.

«Afin de retrouver ses standards de qualité en matière de ramassage des ordures et autres assimilés, Averda procède actuellement au renouvellement du parc des bacs des communes de Libreville et d’Akanda tout en assurant le redéploiement d’un nombre conséquent de camions et autres engins lourds. Nos agents parcourent en ce moment les rues afin de collecter tous les déchets avec abnégation et assurance», a souligné Averda dans un communiqué publié le 26 septembre.

Depuis quelques jours en effet, la société marocaine a repris du poil de la bête après plusieurs semaines en eaux troubles. De sources concordantes, Averda était à court de carburant. Ou plutôt, elle ne disposait plus de liquidités pour en acheter et faire tourner ses engins de collecte d’ordures. Résultats des courses, Libreville et Akanda étaient bondées d’ordures. Cette reprise des activités est un véritable ouf de soulagement pour les populations.

«Nous sommes extrêmement reconnaissants des différentes aides que nous avons reçues de la part de toute les parties prenantes et nous remercions infiniment les Librevillois et Akandais pour leurs encouragements et leur soutien qui nous touchent profondément», a souligné Averda.

Si elle a bien repris du service, la société accuse cependant des retards considérables dans la collecte des déchets. Une situation imputable aux conditions d’accès de la décharge de Mindoubé. «Nous souhaitons préciser que la décharge de Mindoubé, dont Averda n’est ni le propriétaire, ni le gérant, est toujours difficile d’accès (…) cependant, Averda et ses équipes sont fières du travail accompli à Libreville et Akanda malgré les difficultés rencontrées», a affirmé la société.

Rien n’a cependant filtré sur le paiement de la dette de l’Etat à Averda, estimée à 22 milliards de francs CFA. Dans tous les cas, nombreux sont ceux qui espèrent que la reprise des activités de la société sera le plus pérenne possible.