Convoqués par le ministre de l’Intérieur, le 4 janvier dernier à Libreville, les responsables de la société de collectes d’ordures se sont vus notifier l’ultimatum de nettoyage de la ville sous les prochaines 72 heures.

Un moment de la séance de travail entre le ministre de l’Intérieur et les responsables de la société Averda, le 4 janvier 2017 à Libreville. © D.R.

 

Excédé par le niveau d’insalubrité actuel de la capitale gabonaise, le ministre de l’Intérieur a convoqué une réunion d’urgence, le 4 janvier dernier, avec la société en charge de collecte d’ordures à Libreville. Une séance de travail au cours de laquelle Lambert-Noël Matha a donné un ultimatum de 72 heures à Averda pour assainir la ville.

«La société Averda a été secoué par une grève démarré peu avant la fête de la nativité. Elle a repris du service depuis mais la situation est loin d’être reluisante, car elle peine débarrasser la ville des tonnes d’ordures qui se sont accumulées pendant les cinq jours de grève», a reconnu le ministre de l’Intérieur.

Selon la Direction générale de l’environnement (DGE), Libreville produit 600 tonnes de déchets de ménage par jour. Les 5 jours de grève ont donc généré 3 000 tonnes de déchets. Le ministre de l’Intérieur a souligné, par ailleurs, que l’état de grâce était terminé et qu’il était temps pour Averda de se remettre au travail.

La société a donc jusqu’au 7 janvier prochain pour débarrasser la ville des tas d’immondices amoncelés à certains points de ramassage, et retrouver le niveau normal de collecte. Un pari à relever par les responsables d’Averda, qui ont accepté de nettoyer la ville dans les prochaines 72 heures. Rien n’a cependant filtré sur ce qui adviendrait si jamais la société ne parvenait pas à relever son pari.