L’ancien ministre Alexandre Désiré Tapoyo s’inquiète de la dégradation du tissu social gabonais et s’indigne du silence du gouvernement.

L’ancien ministre et membre du comité de suivi des actes du dialogue politique, Alexandre Désiré Tapoyo. © Gabonreview

 

L’ex ministre des Droits Humains, de l’Egalité des chances, Alexandre Désiré Tapoyo s’est indigné le 8 février, face aux journalistes, de certaines situations qui ne cessent d’assombrir le quotidien du «Gabonais».

Entre rackets et spoliations de la population, les difficultés des retraités, la montée fulgurante des prix du carburant, le phénomène des Kobolos, la violence en milieu scolaire, etc. l’incivisme et l’irresponsabilité battent des records, regrette Alexandre Désiré Tapoyo !

«Ces questions aigües suscitent en moi de la tristesse, mais surtout un cri d’alerte à l’endroit du gouvernement et des familles», a-t-il déclaré, estimant qu’il n’est pas toléré encore moins permis dans ce contexte dramatique, de «nous cacher derrière le petit doigt de la crise financière actuelle, situation dans laquelle des adultes et parents se disent impuissants face à leurs contraintes et obligations, pour faire le lit à l’obscurantisme évolutif d’une jeunesse en déperdition».

Membre de comité de suivi des actes du dialogue politique, il estime que le gouvernement gagnerait à promouvoir la cohésion sociale par le biais de l’application des actes et résolutions issues de la phase citoyenne des assises d’Agondjé

«Nous avons estimé dans cette phase citoyenne, qu’il fallait œuvrer pour tous les agrégats et ingrédients afin qu’une cohésion soit plus perceptible. Prenons le cas des jeunes, ils ont l’impression qu’ils sont des laissés-pour-compte et ils manifestent tous les jours. Jusqu’à aujourd’hui, en termes de loi, je n’ai encore attendu aucun texte de loi qui concerne le social, à moins que j’aie été distrait. C’est frustrant !», a regretté Alexandre Désiré Tapoyo, assurant que «les Gabonais ont l’impression qu’on se fout d’eux, qu’on s’agite parce qu’on sait qu’il y a des élections qui vont arriver. Mais en ce qui les concerne, il n’y a rien».

Sans pour autant indiquer concrètement comment les résolutions prises à Agondjé pouvaient renforcer la contexture du tissu social, Alexandre Désiré Tapoyo s’est contenté d’appeler à plus de «volontarisme gouvernemental et familial» face à cette situation.