Le Syndicat des professionnels de la CNSS (Syp-CNSS) et le Syndicat national de la CNSS (Synap-CNSS) ont qualifié d’«inopportune et illégale», le mouvement d’humeur observé depuis une semaine par le Syndicat des professionnels de la sécurité sociale (Sypross).

Clotaire Mezui Eyi (à gauche) et Joslin Louis Ngoma, le 1er octobre 2018 à Libreville. © D.R.

 

Une semaine après le mouvement d’humeur déclenché par le Syndicat des professionnels de la sécurité sociale (Sypross), deux autres syndicats de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ont dénoncé cette grève. Le 1er octobre à Libreville, le Syndicat des professionnels de la CNSS (Syp-CNSS) et le Syndicat national de la CNSS (Synap-CNSS) ont qualifié d’«inopportune et illégale», le mouvement de leurs frères d’armes du Sypross.

«La grève est encadrée par un certain nombre de règles», a souligné le président du Syna-CNSS. «Pour entrer en grève, il faut que nous soyons accordés sur les points de revendications», a ajouté Joslin Louis Ngoma. Le Syp-CNSS et le Synap n’ont pas manqué de donner leur point de vue sur les points de revendications brandis par leurs collègues du Sypross, à l’instar du «licenciement abusif des techniciennes de surface».

Sur ce point, Joslin Louis Ngoma et Clotaire Mezui Eyi (président du Synap-CNSS) ont affirmé que les trois syndicats de la CNSS ont travaillé ensemble sur ce dossier. «A la suite de ce travail, nous avons proposé une alternative à la direction générale», ont soutenu les deux leaders syndicaux. Il s’agit notamment du reversement des techniciennes de surface vers deux sociétés spécialisées, à défaut de leur reconversion. Une proposition étudiée par la direction générale de la CNSS.

Dans ce chapelet de revendications, le Sypross a également déploré l’affectation aux allures de sanctions de certains de ses leaders, la multiplication des recrutements massifs avec la multiplication des postes de responsabilité, la suppression du 13e mois, etc. Concernant la suppression du 13e mois, le Synap-CNSS et le Syp-CNSS ont fait remarquer qu’aucune notification n’a été faite à ce sujet. «L’opportunité de la revendication ne s’impose donc pas», ont-ils conclu.

Une sortie à l’issue de laquelle le Sypross a confié qu’il ne faiblira pas dans son mouvement d’humeur. Bien au contraire, il entend bien le durcir si aucune solution n’est apportée à ses revendications. Pour l’heure, le service se poursuit à la CNSS, aussi bien à l’agence centrale de Libreville que dans les délégations provinciales.