La Coalition de l’opposition a estimé, le 25 octobre à Libreville, que le pouvoir use abusivement de la force en réaction à toutes les manifestations d’étudiants. Une attitude qu’elle qualifie d’«inacceptable».

La répression policière contre les étudiants le 24 octobre à Owendo. © D.R.

 

La Coalition pour la nouvelle république (CNR) a dénoncé le 25 octobre à Libreville «l’agression sauvage» de la police à l’égard des étudiants de l’Université des sciences de la santé (USS), protestant contre l’augmentation des frais d’inscription, un jour avant.

«Depuis plusieurs mois, dans toutes les universités publiques, les étudiants ont fait savoir qu’ils rejetaient ce projet d’augmentation des frais d’inscription qui s’inscrit dans un contexte de dégradation aggravée des conditions d’études à l’Université et de la situation sociale, économique et politique de notre pays», a déploré la Coalition.

La CNR s’est dit préoccupée par «le choix de la violence armée comme mode gestion du pays». Elle juge inacceptable «les souffrances imposées actuellement par Ali Bongo et ses sbires aux Gabonais», prévenant que «leurs auteurs en répondront bientôt devant les juridictions compétentes».

En dénonçant «le tout répressif», la CNR associe cet acte aux résultats de l’élection présidentielle, illustrés selon elle par «le vote massif des Gabonais en faveur de Jean Ping». Elle note pour cela que la priorité des actions pour toutes les forces vives de la nation, soit l’exigence du départ d’Ali Bongo.

Et la CNR de renouveler son soutien aux étudiants et aux catégories d’agents socioprofessionnelles, «tous engagés en faveur du combat pour la libération du pays». Tout comme elle reste solidaire aux familles dont les enfants ont été blessés et traumatisés par cette répression policière. Toute chose confirmant «le visage sanguinaire que la dictature a pris depuis les massacres du 31 août 2016 », a conclu la CNR.

Auteur : Alain Mouanda