Ayant pris les rênes du Centre national des œuvres universitaires (CNOU), Cyriaque Mvourandjiami envisage de redonner aux universités et aux grandes écoles publiques leur lustre d’antan, avec en ligne de mire l’amélioration des conditions de vie et d’apprentissage des étudiants.

Cyriaque Mvourandjiami, en réunion avec ses collaborateurs, le 24 avril 2018 à l’UOB (Libreville). © Gabonreview

 

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«Il y aura deux humeurs au CNOU : la joie de ceux qui auront à exprimer pleinement leur génie et leur volonté de mieux faire leur travail ; et la colère des paresseux pour qui le rythme de travail que nous allons impulser sera invivable.»

Moins de deux semaines après sa nomination, Cyriaque Mvourandjiami a annoncé la couleur mardi 24 avril à la faveur de sa première réunion avec ses collaborateurs. Le nouveau directeur général du CNOU envisage d’impulser une nouvelle dynamique au sein de la structure dont il a acquis la charge le 12 avril dernier. Dans sa ligne de mire : l’amélioration des conditions d’apprentissage et de vie des étudiants dans les universités et grandes écoles publiques.

S’il a tenu à recueillir les différentes préoccupations de ses nouveaux collaborateurs, le DG du CNOU s’est dit surpris que certaines d’entre d’elles n’aient pas trouvé solution des mois, voire des années après. C’est notamment le cas des problèmes de commodité dans certains bureaux de responsables de la structure, mais surtout de l’état en constante dégradation du campus de l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM).

«Il n’est pas impossible d’améliorer les conditions de vie de nos étudiants qui sont la crème de notre société et les acteurs même de l’émergence de notre pays. Le campus de l’USTM est le seul qu’il nous reste. C’est inadmissible que l’on me rapporte, en 2018, des problèmes de plomberie et d’électricité. C’est juste inconcevable. Pour moi, ceci est lié à l’absence de volonté de certains, et notre administration publique de manière générale en souffre. Ne nous voilons pas la face», s’est emporté Cyriaque Mvourandjiami, exigeant de ses collaborateurs «une dose de rêve» et la présentation des «projets qui sortent de l’ordinaire».

Parmi les rêves et les projets que le patron du CNOU souhaiterait voir sur son bureau, concernent également la vie estudiantine, et notamment l’apport des universités et grandes écoles publiques dans la société. «Il faut que nos établissements d’enseignements supérieurs et nos étudiants impactent positivement leur environnement. Il s’agira notamment de susciter l’organisation d’activités scientifiques, culturelles et sportives, qui permettraient de les faire briller dans la société, pour en faire des références comme cela se fait dans d’autres pays. Mais pour ça, il faut offrir à nos étudiants un cadre idéal qui leur permet d’exprimer leur génie», a-t-il exhorté, disant comprendre la colère des étudiants, «qui estiment qu’ils sont abandonnés et maltraité par les autorités».