Nommé à la faveur du dernier Conseil des ministres, l’ancien secrétaire général adjoint 2 chargé du Patrimoine et de l’Intendance à la présidence de la République a officiellement pris ses nouvelles fonctions de directeur général du Centre national des œuvres universitaires (CNOU).

Guy Bertrand Mapangou, installant Cyriaque Mvourandjiami, le nouveau DG du CNOU, le 23 avril 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

Cyriaque Mvourandjiami, Guy Bertrand Mapangou et Aubert-Aimé Ndjila, le 23 avril 2018. © Gabonreview

Son style de gestion n’a pas forcément fait l’unanimité, en témoigne les accusations et grèves à répétition lancées par les agents ces dernières années. Aubert-Aimé Ndjila n’est plus directeur du CNOU. A sa place a été nommé, le 12 avril dernier, un ancien du secrétariat général de la présidence de la République, Cyriaque Mvourandjiami, qui a été installé dans ses nouvelles fonctions le lundi 23 avril par Guy Bertrand Mapangou, le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur.

Anciennement SGA2 de la présidence de la République, chargé du Patrimoine et de l’Intendance, le nouveau DG du CNOU sait qu’il a fort à faire. La structure dont il hérite n’a pas cessé d’être confronté ces derniers temps à des tensions de trésorerie qui l’empêchent d’honorer ses missions. C’est notamment le cas des campus universitaires, fermés depuis plus de deux ans, ou des restaurants universitaires dont la réouverture, il y a quelques mois, a contraint les responsables à faire certains choix, dont l’augmentation du prix du ticket pour ne pas tourner à perte.

S’il n’a pas manqué de féliciter son prédécesseur pour le travail abattu ces dernières années, Cyriaque Mvourandjiami lui a promis de poursuivre les chantiers lancés, tout en restant à l’écoute des agents, dont il s’est dit prêt à entendre les critiques et recueillir les propositions d’amélioration des services. «Nous avons une grande responsabilité vis-à-vis des étudiants, a adressé le nouveau DG du CNOU aux représentants des agents. Il est donc nécessaire que chacun de nous fasse une introspection, pour que nous puissions tous regarder dans le même sens afin que le CNOU puisse retrouver ses lettres de noblesse»

Procédant à l’installation officielle du nouveau patron du CNOU dans ses fonctions, Guy Bertrand Mapangou lui a rappelé les attentes du gouvernement vis-à-vis de la structure dont il a acquis la charge. Pour le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur, l’une des premières attentes des autorités est «l’amélioration des conditions de vie et la sécurité des étudiants dans les campus universitaires». Nul doute que le gouvernement veillera davantage à la gestion des fonds récoltés par la structure.

L’ex-DG, Aubert-Aimé Ndjila a passé 7 ans à la tête du CNOU. Une meilleure gestion de cette structure passerait également par la limitation du nombre d’années pour chaque directeur général.