Les partis politiques de l’opposition sollicitent l’intervention d’Ali Bongo et de Marie Madeleine Mborantsuo pour réparer la machine CND, en panne à tous les niveaux de son fonctionnement. Séraphin Ndaot indiquait aux membres du bureau, le 15 mai dernier, la cessation de leurs fonctions, leur intimant de restituer le matériel mis à leur disposition.

Le siège du Conseil national de la démocratie, en cessation de fonction. © Gabonreview

 

La situation de cafouillage dans laquelle est plongée le Conseil national de la démocratie (CND) depuis près de deux semaines, préoccupe 17 partis de l’opposition membres du groupe des 41. Ces derniers interpellent, à travers deux saisines respectives, le président de la République et la Cour constitutionnelle, sur ce qu’ils qualifient de «paralysie institutionnelle», afin qu’une solution juridique soit trouvée.

17 partis de l’opposition sur les 41 membres du groupe éponyme

Il s’agit du Rassemblement pour le Gabon, de l’Association pour le socialisme au Gabon, du Mouvement de redressement national, du Rassemblement héritage et modernité, de l’Union nationale des forgerons, du Cercle oméga, du Front démocratique et culturel, de Cause commune pour le développement du Gabon, du Parti socialiste unifié, des Démocrates, de l’Alliance pour la renaissance nationale, de l’Alliance pour le changement et le renouveau, de l’Union socialiste progressiste, du Bloc des patriotes unis, de l’Union pour la solidarité et le développement, du Rassemblement pour l’alternance pacifique et l’indépendance démocratique et de Solidarité nationale.

Élu en décembre 2015 pour un mandat de deux ans renouvelable une fois, le contrat de la dernière fourguée du CND s’est achevé en décembre 2017. Cinq mois après, l’institution peine à renouveler les membres de son bureau, en plus de l’absence de réforme juridique attendue de l’application des actes du Dialogue politique d’Angondjé.

Officialisation de la cessation des activités

Comme pour officialiser la cessation des activités du CND dont les sollicitations restent inaudibles, le président de l’institution, Séraphin Ndaot, dans une correspondance adressée aux autres membres du bureau du CND, le 15 mai 2018, évoque la cessation de leurs fonctions et les intime de restituer, au plus tard le 18 mai dernier, le matériel mis à leur disposition dans l’exercice de leurs fonctions.

Selon les 18 partis de l’opposition sollicitant l’intervention du président de la République et de la Cour constitutionnelle, «il importe de garantir la continuité du service public avant la mise en place du nouveau bureau dans les délais les plus brefs pour ne pas compromettre le fonctionnement régulier de cette institution».