Ordinateurs, écrans de télévision et documents administratifs ont été dérobés au siège du Conseil national de la démocratie (CND) à Libreville, dans la nuit du 22 au 23 octobre.

Le siège du CND, après sa prise d’assaut par des manifestations en colère pendant les troubles postélectoraux de 2016. © pbs.twimg.com

 

Des cambrioleurs se sont introduits, dans la nuit du 22 au 23 octobre, dans les locaux du Conseil national de la démocratie (CND) sis au Boulevard Triomphal Omar Bongo, à Libreville. Ordinateurs, écrans de télévision et documents ont notamment été emportés par les cambrioleurs.

«Les cambrioleurs sont passés dans la nuit de dimanche à lundi. Ils ont détruits certains bureaux au premier, deuxième et sixième étage», a déploré le directeur de cabinet du président du CND. «Ils ont emporté des ordinateurs, des télévisions et un certain nombre de documents appartenant aux agents de l’institution», a poursuivi Louis Ingongui.

C’est tout de même  curieux car le site est sous la protection des éléments de la police. Défaillance sécuritaire ou coup monté ? Louis Ingongui a plutôt opté pour la première option.

«L’immeuble est sous surveillance, avec des agents de force de sécurité qui y logent. Ils ont été alertés par le gardien. Mais ces agents, n’ayant pas d’armes sur eux, ils ont appelé des renforts. Des collègues armés sont arrivés mais ne pouvaient pénétrer dans l’immeuble à cause de l’obscurité (…) Du coup ils ont rebroussé chemin et les voleurs ont pu prendre la fuite», a expliqué le directeur de cabinet du président du CND.

Nul doute qu’une enquête devrait être ouverte pour déterminer les conditions exactes de cet acte. Car s’introduire dans un bâtiment administratif, qui plus est, sous surveillance policière et dérober du matériel sans être inquiété est purement et simplement surréaliste. A moins que…