Dans les toutes prochaines semaines, trois institutions constitutionnelles vont connaître les noms de leurs nouveaux membres, ainsi que celui de leurs présidents. Dans cette optique, des tractations se font jour.

Le siège du CES, sis au Pont de Gué-Gué à Libreville. © L’Union/Sonapresse

 

Premier de cordée : le Conseil national de la Communication (CNC). Rétrogradée au rang d’autorité administrative indépendante, cette institution devrait se renouveler au tiers. Sur les 9 Conseillers-membres, trois devraient être de nouveaux venus. Ils remplaceraient ceux des Conseillers-membres ayant déjà effectué deux mandats. On se souvient cependant que lors du renouvellement de mai 2012, Jean-Baptiste Obame Emane et Jean-Claude Boulanga avaient été «remerciés» à l’issue d’un seul mandat. Remplacés respectivement par Brigitte Anguilé-Diop  et Guy-Bertrand Mapangou, les deux journalistes n’ont été appelés à aucune autre fonction, même si le premier cité est aujourd’hui membre du Conseil économique et social.

Quelques semaines plus tard, toujours en décembre prochain, le Conseil économique et social (appelé à devenir le Conseil économique, social et environnemental) connaîtra également ses nouveaux membres. L’Etat désignera ses 15 représentants, parmi lesquels celui qui présidera aux destinées de l’institution et celui devant occuper le poste de 1er vice-président. Les syndicats éliront eux aussi leurs nouveaux représentants, dont l’un sera le 2e vice-président de l’institution.

Ensuite interviendra le renouvellement du Conseil d’Etat par pans entiers. Dans une administration générale où les hommes des médias sont rarement nommés, sauf comme chargés de communication – à titre d’exemple, la nomination récente des Secrétaires généraux de ministère, ne comportent aucun journaliste – la désignation du directeur du journal Nku’u Le Messager au Conseil d’Etat serait appréciée par la corporation.

Si au CNC et au CES, le mandat des membres est de cinq ans, celui des membres du Conseil d’État est de six ans.