La troisième phase de l’activité médico-chirurgicale de prothèse totale de genou lancée par la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), en collaboration avec l’hôpital Dijon s’est achevée le 10 mars à Owendo.15 patients ont été soignés au bout de 5 jours.

Les médecins intervenant sur un patient, le 10 mars au CHUO. © Gabonreview

 

Lancée le 5 mars au Centre hospitalier universitaire d’Owendo (CHUO), la troisième phase de l’activité médico-chirurgicale de prothèse totale de genou s’est achevée le 10 mars, sur une note de satisfaction générale.

En termes de bilan, 15 patients ont été soignés d’arthrose de genou. Grâce à l’expertise du Bertrand Bouxin, chirurgien orthopédiste venu de l’hôpital de Dijon en France, ces patients ont recouvré la fonctionnalité normale de genou en 5 jours. Une initiative louée par les patients.

«Je suis guéri et je remercie la CNAMGS pour cette initiative. C’est une douleur que je traine depuis 15 ans et aujourd’hui, je suis guéri. Je ne vais plus marcher avec la canne», s’est réjoui Norbert Gandza, l’un des patients.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des caravanes médico-chirurgicales sur la prothèse totale de genou, lancée depuis avril 2016 par la CNAMGS. Elle consiste à opérer une arthroplastie de genou sur les patients. En d’autres termes, il s’agit de permettre aux patients dont le cartilage est détérioré de retrouver la fonctionnalité, grâce à l’installation des prothèses et d’implants.

Selon la directrice du CHUO, l’activité est d’autant plus importante qu’elle a permis aux techniciens gabonais d’exercer. «Sur 15 patients traités, 7 l’ont été par des médecins gabonais», a expliqué Elise Obame Eyang. «Toute chose qui augure un grand espoir pour les populations gabonaises», a-t-elle ajouté. Au terme de l’activité, plus de 42 patients ont été soulagés depuis le mois d’avril 2016.

L’objectif visé par la CNAMGS, en lançant cette activité, est de limiter le nombre d’évacuations sanitaires, opérer un transfert de technologies mais aussi de donner la possibilité aux patients issus des couches défavorisées de se soigner.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga