Invoquant des fautes lourdes sur les plans technique et administratif, la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) a sanctionné les polycliniques Saint-Laurent d’Owendo et Bethesda. Les deux structures sanitaires conventionnées sont temporairement frappées de «suspension totale de toutes les activités médico-chirurgicales».

Le siège de la CNAMGS à Libreville. © static.panoramio.com

 

Dans le cadre de ses visites d’inspection régulière au sein de ses structures sanitaires conventionnées, la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) a épinglé deux partenaires. Il s’agit des polycliniques Saint-Laurent d’Owendo et Bethesda. «Des sanctions ont été prononcées pour fautes lourdes, notamment sur le plan technique et administratif pour les deux structures», a annoncé la CNAMGS, le 18 mai.

Les deux structures sanitaires sont frappées de «suspension totale de toutes les activités médico-chirurgicales». Selon la CNAMGS, ces suspensions de convention sont provisoires. Du moins jusqu’à régularisation de leurs situations respectives. A cet effet, la CNAMGS a prié les patients assurés de s’orienter vers d’autres structures de soins conventionnées pour les prestations visées par cette mesure préventive.

Par ailleurs, a prévenu la CNAMGS : «Aucune prestation ne sera prise en charge pendant la durée de cette mesure», puis de souligner que «la levée de ces suspensions fera l’objet d’un communiqué par voie de presse». Cet énième cas de suspension remet au goût du jour les micmacs observés dans certaines structures de santé conventionnés de la CNAMGS. Des irrégularités compromettant gravement les opérations de la Caisse, offrant une gamme de services de santé couvrant l’ambulatoire, l’hospitalisation et les services d’évacuation médicale. Pour toutes ces prestations, 80% des coûts sont supportés par la CNAMGS tandis que les 20% restants sont pris en charge par les assurés, à l’exception des soins de maternité, couverts à 100%. La CNAMGS a pour principale mission la prise en charge des frais liés aux prestations de santé et de maternité de la quasi-totalité des populations vivant au Gabon.