Se disant peu affecté par le départ d’un de ses principaux membres, Eloi Nzondo, le directoire du Centre des libéraux réformateurs (CLR) affirme préparer sereinement les prochaines élections.

Jean Boniface Assélé, el président du CLR © D.R.

 

Les prochaines élections politiques, les législatives en premier, sont annoncées dans 6 mois. Au CLR, responsables et militants conviennent qu’il est nécessaire de s’y intéresser maintenant, plutôt que de s’attarder sur une toute autre question. La réunion du directoire, tenue le 14 octobre à Libreville sur la question de la réorganisation de ce parti de la majorité, et celle annoncée pour le 18 octobre prochain, axée sur l’ouverture des candidatures aux législatives d’avril 2018, entrent dans le cadre de la préparation de ces élections. Jean Boniface Assélé et les siens veulent renvoyer l’image d’un CLR «serein», bien que reconnaissant l’existence de difficultés en interne.

Pour autant, le départ de l’ancien vice-président Eloi Nzondo et d’Alexandre Désiré Tapoyo pour le Parti démocratique gabonais (PDG) ne fait pas partie des «problèmes» auxquels est confronté le CLR ces derniers mois. C’est, en tout cas, ce que son président a récemment assuré. «Je pense que le parti se porte bien», a estimé Jean Boniface Assélé, qui promet «une grande fête» lors de la rentrée politique de son parti.

«Nzondo, c’est d’abord mon fils. S’il va du côté de son frère, qui veut l’utiliser à plein temps, je ne vois pas pourquoi il ne partirait pas. Pourquoi fait-on un tintamarre autour de ça. Ali (Bongo), c’est Assélé, et Assélé, c’est Ali. Si Nzondo entre là-dedans, il n’y a pas de problème. Personnellement, je ne pense pas que cela doit faire l’objet de réunions. C’est rien du tout», s’est exprimé le président du CLR, assurant qu’avant son départ, Eloi Nzondo s’est entretenu avec lui, et qu’il lui a donné son «onction».

Le CLR va si bien que le 1er adjoint au maire de la commune de Libreville a dit laisser libre de leur choix, d’autres militants qui souhaiteraient emboiter le pas à Eloi Nzondo.