Le Global Competitiveness Report 2014-2015 classe le Gabon au 106ème rang mondial.

Le Gabon est classé au 106e rang. © D.R.

Le Gabon est classé au 106e rang. © D.R.

Le rapport établi cette année par le World Economic Forum (WEF), donne un aperçu de la compétitivité de 144 pays, basée essentiellement sur plus de 100 indicateurs répartis en 12 piliers (les institutions, les infrastructures, l’environnement macroéconomique, le système de santé et d’éducation, la taille du marché…), dans l’objectif de tracer un profil plus ou moins détaillé pour chacune des économies incluses dans l’étude.

Dans ce rapport comptant pour la période 2014-2015, l’on apprend que le Gabon, comparativement au classement 2013-2014, a gagné 6 places, en raison d’une légère innovation dans son économie et l’assainissement de ses finances publiques. Ainsi, alors qu’il occupait la 112e place mondiale, le Gabon se classe désormais au 106e rang, à dix places du Cameroun (116e) et plusieurs autres pays africains, à l’instar du Ghana (111e), du Sénégal (112e), de la Côte d’Ivoire (115e) et même de puissances économiques africaines à l’instar de l’Egypte (119e) ou du Nigeria (127e). D’une manière générale, pour ce qui est de l’Afrique, le Gabon se rapproche du Top 10 Africain : il se classe à la 11e place et occupe la 1ère des pays d’Afrique sub-saharienne francophone.

Si ses auteurs présentent le rapport comme un document établi dans le but de soutenir les pays dans leurs efforts de transformation et de sensibilisation sur la nécessité d’adopter certaines réformes nécessaires à l’amélioration de leurs économies, ces derniers estiment par ailleurs qu’une grande partie de la croissance mondiale enregistrée au cours des dernières années est inhérente aux différentes politiques monétaires audacieuses entreprises par certaines pays, notamment les Etats-Unis, le Japon et le Royaume-Uni, l’Afrique ayant encore d’importants efforts à faire.

Aussi, pressentent-ils qu’«une normalisation de la politique monétaire avec le resserrement des conditions financières pourrait avoir un impact sur les économies avancées et émergentes». Mais pour l’heure, la montée des tensions dans un certain nombre de régions fait peser une lourde hypothèque sur les perspectives économiques mondiales. De même, pour ce qui concerne la plupart des pays en développement et notamment ceux de l’Afrique, ces derniers «souffrent d’accélérer les inégalités de revenus». Des inégalités qui, indique le rapport, sont le plus souvent les effets de la crise qui créent des tensions sociales internes, en ayant des conséquences mondiales potentiellement durables.

Pour une consultation du rapport complet, cliquer ICI.