Cinq enfants en bas âge d’une même famille ont été les victimes d’un violent incendie qui a ravagé, tôt ce mardi 23 octobre, leur demeure située à Venez-Voir, un quartier sous intégré, un bidonville en somme, du troisième arrondissement de Libreville.

Les restes calcinés de la pièce où sont mort 5 jeunes enfants - © Gabonews.com

A ce qui semble, le drame s’est produit en l’absence de leurs parents. Selon notre confrère Gabonews qui rapporte les faits, les cinq enfants auraient été surpris dans la pièce alors qu’ils dormaient. L’incendie s’est déclaré sans que personne n’ait rien constaté, indique Gabonews. Les voisins affirment n’avoir entendu aucun cri, argumentant que les enfants auraient été asphyxiés par la fumée dégagée par le feu avant d’être brûlés. Les enquêteurs pensent cependant que le feu serait parti d’une lampe tempête qui éclairait la pièce où ces  gosses dormaient.

La position dans laquelle ont été retrouvés les corps, complètement calcinés, entassés les uns sur les autres et le plus grand au-dessus comme s’il voulait les protéger laisse penser que les enfants se sont réveillés avant de mourir.

En moins de deux semaines, des incendies en cascade ont été enregistrés dans la ville. Après une partie du marché Mont-Bouët qui a été consumée, des maisons ont été réduites en cendre à Avéa et aujourd’hui, ce sont ces cinq enfants qui disparaissent sous les flammes.

Si l’on peut parler des difficultés d’accès dans certains quartiers à cause des constructions anarchiques, du manque scandaleux de matériel des sapeurs-pompiers pour éteindre ces feux, on peut aussi jeter un regard sur ces parents (irresponsables ?) qui laissent leurs enfants seuls, au beau milieu de la nuit, pour des raisons variées.

Ce cas vient rappeler de nombreux autres qui ne sont pas forcément relayés par les média et on ne peut s’empêcher de penser que 10 milliards, par exemple, permettraient d’installer des casernes de pompiers de proximité correctement équipées pour tous ces quartiers défavorisés, à moins qu’on ne les utilise pour éradiquer les bidonvilles et offrir aux habitants des maisons plus sûres. Mais, une fois encore, il faut croire que la sécurité et la qualité de vie des gabonais n’est pas une priorité pour ceux qui font les choix stratégiques de développement du pays. A moins que le gouvernement n’ait déjà capitulé face à l’étendue de la misère au Gabon ?