Sept ans après l’avoir annoncé avant de l’abandonner par la suite, le gouvernement et la mairie de Libreville ont ressuscité ces derniers jours le projet d’aménagement du cimetière de Bambouchine à Libreville.

Depuis quelques années, le cimetière de Lalala (Libreville) est saturé. © Gabonreview

 

On avait pensé le projet définitivement rangé dans les tiroirs du gouvernement et de la mairie de Libreville qui l’avaient initié en 2010. La sortie sur le terrain, mercredi 20 décembre, du ministre délégué aux Affaires foncières Guy-Maixent Mamiaka et Rose Christiane Ossouka Raponda le maire de Libreville vient de montrer que l’aménagement du futur cimetière de Libreville au quartier Bambouchine dans le 6e arrondissement de la commune est toujours d’actualité. Il aura fallu attendre 7 ans pour que ce projet, un des plus urgents, intéresse à nouveau les autorités. La raison : les principaux cimetières de la capitale gabonaise (Plaine-Niger, Lalala, Mindoubé) sont saturés depuis quelques années déjà.

Pourtant, cette «insuffisance des capacités d’accueil actuelles des cimetières communaux à Libreville», le gouvernement l’avait déjà reconnue en 2010. A l’époque, au mois de septembre de la même année, le président de la République l’avait instruit aux fins de réaliser dans la capitale l’aménagement de «deux cimetières modernes». Mieux, après l’identification des sites de Bambouchine et d’Igoumié (Owendo), en décembre 2010, le ministère de l’Habitat avait annoncé l’attribution des marchés aux entreprises Sopreco (pour Bambouchine) et Aletco (pour Igoumié). Les travaux sur ces sites avaient d’ailleurs officiellement démarré en octobre 2010. Montant global alloué pour les deux projets : 500 millions de francs CFA. Cet argent a-t-il été totalement décaissé ? Les sociétés avaient-elles été payées pour ? Le mystère demeure, et les députés à qui ces projets avaient été présentés le 25 novembre 2010 ne se sont plus jamais intéressés à la question. Sinon très peu.

Guy-Maixent Mamiaka et Rose Christiane Ossouka Raponda entendent relancer les travaux dans quelques mois. De ce que l’on sait, en plus des travaux de voiries (route et voies piétonnes), le site de Bambouchine, d’une superficie de 27 225 hectares avec une capacité de 13 602 tombes, devrait accueillir plusieurs structures, tels qu’un lieu de culte, un bâtiment administratif, un funérarium, des boutiques et un atelier de menuiserie. Espérons que le projet n’ait pas changé avec le temps.