Interpellé par les rumeurs autour de l’interdiction d’importation du ciment, le ministère de la Promotion des investissements privés a apporté des précisions à ce sujet, le 16 novembre. «Cette mesure vise tous les industriels présents ou en cours d’installation au Gabon», a affirmé le département ministériel.

Des palettes de ciment. © stocknational.toutfaire.com

 

Un peu plus de trois mois après l’annonce de la mesure d’interdiction d’importation du ciment, le ministère de la Promotion des investissements privés a apporté certaines précisions sur cette décision. Une sortie visiblement motivée par la circulation d’informations «erronées» sur la question.

A travers un communiqué publié le 16 novembre, le département ministériel a souligné que la mesure d’interdiction d’importation temporaire du ciment a fait l’objet d’un arrêté n°360 du 27 juillet 2017. «L’arrêté n°360 susmentionné dispose clairement en son article 9 qu’il prend effet à compter de sa date de signature», a insisté le ministère de la Promotion des investissements privés.

Le ministère a également signifié qu’au moment de l’entrée en vigueur de cette mesure et après vérification minutieuse par les services compétents, «des dates d’importation avec les opérateurs concernés, deux autorisations exceptionnelles ont été validées». Ces dérogations concernent la société Foberd pour des cargaisons embarquées les 25 avril 2017 et 10 juillet 2017 ; et, la société Lonxing SARL pour des cargaisons embarquées le 20 juillet 2017.

«En dehors de ces deux autorisations exceptionnelles accordées pour des importations initiées avant l’entrée en vigueur de l’arrêté d’interdiction, aucune autre autorisation n’a été accordée à aucun opérateur économique», a précisé le ministère de la Promotion des investissements privés.

Aussi, le ministère a-t-il rappelé l’importance de cette mesure d’interdiction, qui, au terme des deux ans, «permettra de réguler et d’assainir le circuit d’importation, de structurer l’industrie du ciment, de garantir l’accroissement des investissements dans le secteur de la cimenterie, d’augmenter le taux d’emplois et l’entrepreneuriat dans les métiers de la chaine de valeurs des métiers de la cimenterie».

«Toutes ces mesures et obligations sont intégrées dans un cahier des charges signé d’accord parties et qui fait l’objet d’un suivi périodique», a ajouté le département ministériel. «Cette mesure d’interdiction ne consacre en rien un monopole et cela vise tous les industriels présents ou en cours d’installation au Gabon», a conclu le ministère de la Promotion des investissements privés.