Le président du Conseil d’administration du Centre international de civilisation bantu (Ciciba), Alain-Claude Billie-By-Nzé, a lancé le 10 juillet 2017, un appel à la tenue d’une réunion ministérielle du Ciciba. Cette rencontre devrait permettre de définir les actions de la relance de cet organisme.

La séance de travail entre le ministre de l’Économie numérique, le ministre de la Culture congolaise, Astrid Madiya et le directoire du Ciciba, le 10 juillet 2017. © Gabonreview

 

En présence du ministre congolais de la Culture, Astrid Madiya et du directeur général du Centre international de civilisation bantu(Ciciba), Antoine Manda Tchebwa, le président du Conseil d’administration de cet organisme, Alain Claude Billie-By-Nzé a lancé le 10 juillet, un appel pour la tenue d’une rencontre des ministres du Ciciba en Guinée équatoriale.

Six mois après l’inauguration officielle du nouveau siège de cette institution de promotion de la civilisation bantu, cette initiative devrait permettre de définir les stratégies et de fixer les challenges, pour la relance des activités de cet organisme resté en veilleuse pendant des nombreuses années. «Nous espérons qu’après la tenue de cette rencontre, nous aborderons l’étape suivante qui consiste à relancer effectivement le Cicaba, non seulement avec les onze membres qui ont ratifié l’accord de création, mais également avec les douze autres qu’ils restent à ramener», a indiqué Alain Claude Billie-By-Nzé.

Au-delà de consolider les termes de la Convention intergouvernementale du 8 Janvier 1983, portant création du Ciciba et l’instituant comme un foyer de recherche, de documentation, de formation, et de coordination, la rencontre de la Guinée équatoriale permettra également de réfléchir sur la contribution du centre comme acteur économique au sein de son espace.

«Vous saviez que dans l’espace géographique du Ciciba, c’est également des hommes et des femmes qui y vivent, avec une jeunesse qui est demandeuse d’autres choses que de la culture et des civilisations. Il faut lui apporter en même temps la culture et les civilisations, mais aussi de l’économie. Il est vrai que la CEEAC a cela comme objet, mais le Ciciba va au-delà de l’air géographique de la CEEAC et donc nous pensons qu’à travers le Ciciba, nous pouvons encourager les échanges économiques dans l’espace Bantu», a relevé le PCA du centre.

Un avis partagé par le directeur général du Ciciba, le professeur Antoine Manda Tchebwa, qui souligne la nécessité de développer des systèmes de production pour le développement de la communauté Bantu. «Il n’est pas étonnant qu’aujourd’hui ou le monde se développe et que l’interrelation entre les États qui est du moins basée quasi essentiellement sur les économies, que le Ciciba ne puisse pas s’adapter à cette donne qui est un élément fondamental, qui détermine le rapport entre les gens, mais également la condition de création et de l’accès aux richesses et c’est dans ce contexte que nous allons aussi apporter notre modeste contribution à cette réflexion qui n’est pas une chose nouvelle», a assuré Antoine Manda Tchebwa.