Le ministre de la Santé et de la Famille, Denise Mekam’ne, a lancé, le 19 octobre 2018, le démarrage des activités au Centre hospitalier universitaire Mère et enfant Fondation Jeanne Ebori (CHMEFJE).

Le ministre de la Santé et de la Famille, Denise Mekam’ne, et ses collaborateurs visitant les services de la fondation Jeanne Ebori. © Gabonreview

 

Accompagné du Chef de mission du groupe espagnol, Sphera, structure à laquelle incombe la gestion déléguée de la Fondation Jeanne Ebori, Lluis Carreras, le membre du gouvernement a visité les installations de la structure, afin de s’assurer de son opérationnalité, notamment en ce qui concerne la première phase de ce lancement destiné aux consultations externes.

© Gabonreview

«Aujourd’hui, on commençait le lancement de la première phase du fonctionnement de cette structure. Il y a des consultations externes en gynécologie, en pédiatrie. Ils vont lancer le laboratoire, la radiologie. Dans les prochains jours, nous allons continuer avec les hospitalisations. Ce matin, la visite consistait tout simplement à voir comment cette première phase a été engagée et nous avons vu les services qui ont été mis en fonction», a expliqué le ministre de la Santé.

En confiant la gestion à une structure privée, le gouvernement gabonais dit vouloir répondre, de façon plus efficace, aux attentes des populations. «Il faut surtout noter que le gouvernement n’a pas donné cette structure à Sphera parce qu’il manquait de personnel qualifié. Nous avons simplement voulu implémenter un nouveau mode de gestion financière et hospitalière», a déclaré Denise Mekam’ne.

La structure est dotée de matériel de dernière génération en laboratoire, radiologie, pédiatrie, ophtalmologie, cancérologie, hospitalisation, etc. requérant des spécialisations pointues pour leur utilisation. Dans ce contexte, le ministre de la Santé a assuré qu’il «y a du personnel qualifié». «Nous pensons toujours qu’ici nous n’avons pas de bons spécialistes. Nous avons de bons spécialistes qui sont des Gabonais, professeurs en gynécologie, en pédiatrie, en plusieurs spécialités. Il faut que tout ce personnel et surtout le personnel d’appui s’habituent à ces appareils, à ces nouvelles installations», a-t-elle ajouté, précisant qu’il n’est pas en quantité suffisante, mais qu’il devra être renforcé.

© Gabonreview

Le personnel déjà sur le site correspond aux besoins de cette première phase. Il sera étoffé au fur et à mesure de l’ouverture globale de l’hôpital. «Nous ne pouvions pas initier, aujourd’hui, tous les services en même temps. Vous savez qu’une hospitalisation demande par exemple le fonctionnement de la buanderie, du restaurant. Tant que nous n’avons pas réglé ces parties nous ne pouvons pas loger les gens ici. C’est pour cela que nous avons commencé par les consultations externes», a indiqué le ministre de la santé

La société Sphera a déjà pris attache avec des prestataires de services pour la buanderie, la restauration et autres besoins nécessaires à l’ouverture totale de cet hôpital mère et enfant, qui se fera dans les jours à venir.

A noter que la deuxième phase, destinée aux hospitalisations, interviendra dans quatre voire six semaines, après celle des consultations externes. La troisième phase quant à elle, relative aux activités chirurgicales, commencera dans six semaines après la deuxième.