Impliqué depuis deux ans dans la lutte contre le chômage des jeunes issus des quartiers sous intégrés de Libreville, Gaël Koumba Ayouné, connu sous le pseudonyme de Général des Mapanes, estime que les actions initiées par les autorités pour endiguer le phénomène restent encore peu productives. Il ne manque pas de propositions.

Gaël Koumba Ayouné, alias le Général des Mapanes. © D.R.

 

S’il l’avait plutôt bien accueilli, deux ans après le lancement du projet «Un jeune = un métier», Gaël Koumba Ayouné n’est pas convaincu de ce que cette initiative gouvernementale ait permis aux milliers de jeunes inscrits de trouver un emploi viable. Invité le vendredi 11 mai à l’émission «Dafreshmorning» de la radio Urban FM, le président du Rassemblement des jeunes patriotes gabonais (RJPG, dit «Armée du Mapane»), n’a pas caché son impatience.

«Malgré les efforts que le président de la République, Son Excellence Ali Bongo Ondimba, met en place pour favoriser l’insertion socioprofessionnelle des jeunes non scolarisés et scolarisés, rien ne bouge. Nous assistons à un véritable silence de cathédrale dans la prise de décision pour faire bouger les choses. En gros c’est l’omerta», a écrit le Général des Mapanes sur sa page Facebook.

Impliqué depuis plus d’un an dans la lutte contre le chômage des jeunes issus des quartiers sous intégrés de la capitale, Gaël Koumba Ayouné souhaite rappeler aux autorités, et particulièrement au gouvernement Issoze Ngondet III, que le second septennat d’Ali Bongo a été placé sous le sceau de la jeunesse et de l’emploi. «Le chômage des jeunes ne se règlera pas en nommant quelques jeunes à la tête de certaines directions générales ou au sein du gouvernement», a-t-il prévenu, estimant qu’il en faut plus.

Pour faire bouger les choses au profit des jeunes des Mapanes, le RJPG et son président envisagent de proposer dans quelques jours au ministre en charge de la Formation professionnelle «la mise en place d’un plan d’action national pour l’insertion des jeunes 2018-2023». «Nous allons également soumettre à monsieur le ministre un projet de création du Haut conseil de la jeunesse dans le but d’élever le débat sur la responsabilisation des jeunes diplômés, et par ricochet, ceux de la diaspora. En définitive, il s’agira de proposer des solutions concrètes à court, moyen et long terme pour la réussite du septennat de la jeunesse», a annoncé le Général des Mapanes.