Autour des chants, prières et autres formes d’actions de grâce, le grand Magal a été célébré ce 8 novembre à Libreville. Sa révolution culturelle confinée dans des écrits a constitué le thème de l’événement.

Les Mourides du Gabon ont célébré le grand Magal ce 8 novembre à Libreville. © Gabonreview

 

La communauté Mourides du Gabon a célébré ce 8 novembre à Libreville «le Grand Magal de Touba», une journée d’actions de grâce en mémoire de l’oeuvre du guide spirituel sénégalais, déporté au Gabon par l’administration coloniale de 1895 à 1902.

Placé sous le thème : «La révolution culturelle de Cheikh Ahmadou Bamba», le rendez-vous annuel de cette communauté a donné lieu, à des moments de réjouissances, prières et chants fondés sur les écrits du guide, ainsi que des exposés sur sa marche courageuse.

Pris pour un rebelle par l’administration coloniale, indignée par sa capacité de mobilisation et son refus de se soumettre à l’ignominie exprimée par l’élite locale, Cheikh Ahmadou Bamba sera déporté au Gabon. Sahélien, il affrontera courageusement le climat équatorial, sans jamais verser dans la violence armée. Ses armes, disait-il, sa foi en Dieu et la connaissance.

Cette «sanction» assumée, il surprendra pendant le temps de son exil par une attitude de piété. Son idéologie, plus portée sur la tolérance, donne de la place à tout le monde, suggère au croyant de ne pas se laisser embrigader par la religion qui ne manifeste la paix qu’à l’égard de Dieu. Il préconisait que la manifestation de la paix le soit également à l’égard des hommes, pour une vie harmonieuse.

Un trésor de savoirs confiné dans des écrits que les différentes associations, disséminées au Gabon, ont choisi de mettre en exergue en ce jour de grand Magal.

Auteur : Alain Mouanda