Fortement ancrée dans la tradition du pagne et du foulard africain, la jeune gabonaise en a fait sa spécialité, et acquis une certaine reconnaissance du côté de Houston (USA) où elle vit.

Florilège de modèles signés Eva's Head-Wraps. © DR
Florilège de modèles signés Eva’s Head-Wraps. © DR

 

Alors que la 1ère édition du National Headwrap, une journée consacrée à l’apprentissage des différentes techniques pour attacher le foulard, est prévue, le 20 novembre prochain, le châle africain est plus que jamais d’actualité. Fièrement représenté ces 3 dernières années à Houston (Texas, USA) grâce au talent de Charline Eva, le foulard africain a acquis au fil des prestations de la jeune gabonaise une toute autre image : celle du chic, au même titre que les accessoires de mode haut de gamme. Passionnée et seulement âgée d’une vingtaine d’années, Charline Eva a su convertir de nombreuses africaines et américaines réticentes au port du foulard, tout en consentant à offrir sa dextérité en apprentissage, faisant alors autour d’elle quelques émules.

Charline Eva. © DR
Charline Eva. © DR

Connue à Houston et sur sa plateforme https://www.facebook.com/evasheadwraps, sous son nom d’artiste Eva’s Head-Wraps, l’étudiante en architecture d’intérieur se définit comme une jeune femme africaine passionnée par la culture du continent qu’elle souhaite faire connaître à travers le monde par le biais de son pagne, ses couleurs et sa diversité. Familière de l’art d’attacher le foulard africain, Charline Eva, originaire du Woleu-Ntem, a dédié une chaîne Youtube à son talent dès les premières années de son arrivée aux Etats-Unis. Ce qui lui a notamment valu d’être parmi les participants du célèbre Nzuri Natural Hair Show, organisé au NRG Stadium de Houston en 2013, et dont la prochaine édition est prévue les 13 et 14 décembre 2014.

Poursuivant ce qu’elle considère comme une «mission», la jeune artiste, membre du groupe de charité «Inspirit Art», étend ses tentacules aussi bien dans le monde de la musique que celui de la sculpture ou de la coiffure «du véritable cheveu naturel africain». De même, tout en prônant pour un retour aux sources pour nombre de ses «sœurs», Charline Eva est également rentrée il y a peu dans le monde de l’entreprenariat grâce à la vente de foulards africains. Pour ce faire, une ligne nommée «#AfricanlyFAB» et un concept «Africaine et Fabuleuse» seront officiellement lancés avant la fin de l’année courante. Avec Eva’s Head-Wraps, on peut dire que la jeunesse gabonaise n’oublie pas ses origines et se bat pour une meilleure reconnaissance du pays à l’extérieur.