Le président gabonais a réaffirmé, ce 15 novembre à Marrakech, l’engagement inconditionnel du Gabon à lutter contre le changement climatique et à promouvoir un développement durable.

Ali Bongo à Marrakerch, le 15 novembre 2016. © Presse présidentielle

Ali Bongo à Marrakech (Maroc), le 15 novembre 2016. © Presse présidentielle

 

Comptant parmi les chefs d’Etat présents à Marrakech, le président gabonais s’est exprimé à la tribune de la 22e Conférence des Parties (Cop22), ce 15 novembre, où il a réitéré l’engagement de son pays à lutter contre les changements climatiques.

«Au nom du peuple gabonais, je réitère l’engagement inconditionnel du Gabon à lutter contre le changement climatique et à promouvoir un développement durable consistant concrètement à ne pas renoncer au développement sans pour autant insulter l’avenir», a déclaré Ali Bongo, rappelant que l’engagement du Gabon est connu. Celui-ci s’exprime notamment dans la contribution nationale du pays, visant à réduire de 50 % ses émissions de gaz à effet de serre.

Selon Ali Bongo, le Gabon espère atteindre cet horizon en recherchant, en permanence, le point d’équilibre entre l’amélioration des conditions de vie du peuple gabonais, la lutte contre la pauvreté et la nécessité de préserver l’environnement. «Le Gabon ne ménagera aucun effort pour réaliser sa transition énergétique», a réitéré le président gabonais.

Dans le même élan, le chef de l’Etat est revenu sur la diminution de la pression exercée sur notre forêt, à travers l’application stricte du code forestier. Celui-ci prévoit, en effet, que «la totalité des concessions forestières deviennent des concessions forestières sous aménagement durable. Tout en réduisant la superficie forestière sous exploitation de 16 millions d’hectares à 11 millions d’hectares en 2025».

Ainsi a affirmé Ali Bongo : «La forêt gabonaise, qui représente notre première source d’émissions de gaz à effet de serre, constitue aussi notre plus important puits de carbone. Nous nous engageons à le conserver au mieux tout en œuvrant à assurer la sécurité alimentaire de notre peuple».

Rappelant par ailleurs que le Gabon, pays côtier, est exposé aux vulnérabilités dues aux changements climatiques sur les littoraux, Ali Bongo a insisté sur la nécessite de s’adapter. Une adaptation qui ne saurait être l’affaire des seuls Etats concernés. «D’où la nécessité du respect diligent des engagements pris par les uns et les autres dans le cadre de l’Accord de Paris et en tenant un juste compte des priorités nationales de chaque partie», a souligné Ali Bongo.

Placée sous le signe l’action, la rencontre de Marrakech prendrait ainsi tout son sens, «afin de préciser et compléter ce qui doit l’être pour passer des principes aux actes par le biais de l’organe chargé des mécanismes de mise en œuvre de l’Accord de Paris», a lancé Ali Bongo. Ce dernier a ainsi appelant à la sagesse des Parties, afin que soit conservé l’esprit inclusif qui a permis l’adoption de cet Accord historique.