Envers et contre l’opinion qui souhaitait que quelqu’un d’autre qu’un magistrat ne soit amené à diriger le Centre gabonais des élections, Bibalou Koumba a été porté à la tête de la structure, ce 26 avril.

Moïse Bibalou Koumba, élu président du CGE, le 26 avril 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

Le décompte des voix. © Gabonreview

Attendue depuis plusieurs semaines, la composition du Centre gabonais des élections (CGE) peut désormais être amorcée. En effet, principal préalable à la mise en place de cette institution, son président a été élu le 26 avril à Libreville. Il s’agit de Moïse Bibalou Koumba, élu à 80% des voix, soit 8 voix pour lui contre deux votes pour Arlette Ntsame Zeng, seule femme en lice.

Le collège électoral de 10 personnes était composé de quatre magistrats et en grande majorité de gens ayant frayé avec le parti au pouvoir dont des hauts cadres, régulièrement nommés au sein des instances électorales ou de leurs démembrements.

Le président de la structure chargée de gérer les élections au Gabon a été élu par un collège spécial qui comprenant cinq membres de la majorité et cinq membres l’opposition. Bien avant, cette étape a été précédée par la mise en place, via le ministre de l’Intérieur, de la Commission ad hoc chargée d’examiner les candidatures.

L’élu a remercié le corps électoral l’ayant porté à la tête de du CGE et s’est refusé à toute déclaration sur ses priorités quant à ses nouvelles charges et missions, tant qu’il n’aura pas prêté serment. Ainsi que nous l’avons déjà écrit, Moïse Bibalou Koumba était jusque-là assistant à la Cour constitutionnelle. Connu pour être sous le mentorat de Marie-Madeleine Mborantsouo, il avait déjà assuré la supervision des locales et sénatoriales en 2003, sans preuve de neutralité.

Après la mise en place du CGE, les regards sont désormais tournés vers les prochaines élections législatives. La mise en place du CGE était, en effet, l’un des préalables à l’organisation de ces joutes électorales.