Le bureau exécutif du Centre gabonais des élections (CGE), présidé par le magistrat Moïse Bibalou Koumba a pris ses fonctions ce 2 mai 2018 à Libreville, après sa prestation de serment devant la Cour constitutionnelle.

Le ministre de l’Intérieur sortant, Lambert-Noël Matha, remettant les documents au président du CGE, Moïse Bibalou Koumba, le 2 mai 2018. © Gabonactu

 

Elu par un collège spécial le 26 avril dernier, le premier bureau du Centre gabonais des élections (CGE) a pris ses fonctions ce 2 mai. Ses membres ont prêté serment devant les neuf juges de la Cour constitutionnelle. Moïse Bibalou Koumba et ses pairs ont juré d’accomplir leur devoir avec probité et impartialité. «Je jure d’accomplir le devoir de ma charge avec probité et impartialité, de respecter et de faire respecter la loi électorale, le suffrage universel, la démocratie pluraliste et de m’astreindre au secret des délibérations auxquelles j’aurai pris part dans l’exercice de mes fonctions, je le jure». Serment reçu par la Cour constitutionnelle qui l’a renvoyé à ses fonctions, ainsi que ses collaborateurs.

Après cette cérémonie de prestation de serment présidée par la présidente de cette institution, Marie-Madeleine Mborantsuo, le bureau du CGE s’est déporté à la Cité de la démocratie pour son installation officielle. Le ministre de l’Intérieur sortant, Lambert-Noël Matha, a installé le président de cette structure dans ses nouvelles fonctions, avant la passation des charges avec son prédécesseur, René Aboghé Ella.

Lors de la prestation de serment, la présidente de la Cour a rappelé la genèse du CGE. Une institution portée sur les fonts baptismaux dans les années 90, au sortir des Accords de Paris (France), et qui au gré des contingences politiques est devenue tour à tour, la Commission nationale électorale (CNE), la Commission nationale électorale autonome et permanente (Cenap), et enfin le CGE. Toutes ces institutions, a relevé la présidente de la Haute Cour, ont été régulièrement contestées pour leur supposée impartialité, leur partie pris pour le pouvoir en place.

L’opposition tout comme la majorité, mais surtout la population, attend de cette nouvelle institution, née des Accords du Dialogue politique d’Angondjé en mai 2017, qu’elle apporte des réponses crédibles et efficaces pour éviter des contestations électorales à l’exemple de celle d’août 2016. La contestation des résultats de la présidentielle de 2016 a entrainé la crise post électorale et même celle institutionnelle que vit le Gabon aujourd’hui.

Le CGE a pour mission d’administrer et de gérer toutes les élections politiques dans le pays et d’annoncer les résultats de ces scrutins. Une mission dévolue, par le passé, au ministère de l’Intérieur.