Le directeur général du Conseil gabonais des chargeurs (CGC), Liliane Nadège Ngari épouse Onanga Y’Obegue, a licencié, le 14 mai dernier, 13 de ses salariés en raison de fautes lourdes. Une nouvelle que les concernés ont apprise par note d’information.

13 employés de la CGC licenciés en raison de fautes lourdes. © D.R.

 

La nouvelle est brutale dans un contexte de précarisation accélérée de l’emploi au Gabon. La manière de l’apprendre l’est d’autant plus. Lundi 14 avril 2018, 13 salariés du Conseil gabonais des chargeurs (CGC) ont appris leur licenciement de la boîte. Raison ayant déterminé la séparation avec leur directeur, Liliane Nadège Ngari épouse Onanga Y’Obegue et certains de leurs collègues : «faute lourde».

«La gravité exceptionnelle des faits qui leur ont été reprochés a rendu impossible leur maintien dans notre établissement», a indiqué Liliane Nadège Ngari dans sa note d’information comptant 15 ampliations, notamment au PCA, au DG, DGA, conseillers, directions techniques et archives, sans plus de détails au sujet de la faute sanctionnée à l’ultime.

Depuis la publication de la note d’information, les 13 nouveaux chômeurs dont six femmes et sept hommes sont invités à déposer auprès de la direction des ressources humaines et des affaires juridiques, notamment au service du personnel, les badges, les cartes professionnelles et les clés du bureau en leur possession, certainement pour limiter les risques d’usurpation de fonctions à l’extérieur de l’établissement et l’intrusion au sein de l’établissement par ses congédiés.

Si les employés de cette entreprise publique peuvent toujours se permettre d’affirmer que Liliane Ngari, patronne de la structure depuis près de 7 ans, a failli à sa mission d’amélioration des conditions de vie et rendre les agents du CGC un peu plus heureux, jusqu’ici, le directeur général de le CGC reste le seul capitaine du navire et peut faire le ménage à bord quand elle veut. Pour rappel, la structure sort seulement d’un mouvement d’humeur long de plusieurs mois, dont les banderoles vindicatives viennent d’être retirées des murs. Les grévistes dénonçaient l’irrégularité des salaires, le mode de gestion de la structure, l’arrogance et le mépris pour les collaborateurs et agents. Le mode de licenciement corrobore ce dernier grief. Dire qu’ils demandaient le départ de Liliane Nadège Ngari. Elle a matérialisé le leur.