Le Gabon vient d’adapter les principes et critères de la Roundtable for sustainable palm oil (RSPO) aux réalités locales.

Photo de famille des participants à l’atelier de validation de l’interprétation nationale du RSPO. © D.R.

Photo de famille des participants à l’atelier de validation de l’interprétation nationale du RSPO. © D.R.

 

Les 28 critères retenus pour la validation de l’interprétation nationale du référentiel RSPO (Roundtable for sustainable palm oil – Table ronde pour l’huile de palme durable, ndlr) ont tous reçu des avis favorables de la part des 25 acteurs issus du secteur agricole, de l’administration publique, de la société civile et du privé, récemment réunis dans le cadre de contextualisation des principes et critères nécessaires pour la certification des agro-industries.

S’ils se satisfont du bon déroulement des travaux et de la richesse des débats, les participants admettent la difficulté rencontrée dans la définition et l’adaptation de certaines règles aux réalités locales, notamment s’agissant des aspects sociaux et environnementaux. «Les échanges étaient houleux. Ce n’est jamais facile avec les entreprises», a lancé le coordonnateur business et biodiversité du Fonds mondial pour la nature (Worldwide Fund for nature – WWF, ndlr).

Initiée depuis trois ans déjà, cette démarche en plusieurs étapes permettra aux acteurs gabonais d’entreprendre «aisément» la certification, dont le processus consistera en la révision et l’adaptation des indicateurs associés à chacun des critères. «Se conformer à la norme RSPO revient à ne pas rester en marge du concept mondial de durabilité de la production de l’huile de palme», a expliqué Eugène Ndong. Pour lui, la RSPO est, au niveau international, le seul label qui donne des orientations pour une production durable de l’huile de palme.

La RSPO est composée d’un ensemble de critères et principes. De l’observation de ces «règles» dépend la délivrance de la certification. Ces principes et critères étant considérés comme génériques, il appartient à chaque pays de les adapter et les rendre compatibles à son contexte. Les résultats de ce processus sont ensuite soumis au secrétariat de la RSPO pour la validation finale qui permet d’accorder la certification à tout membre désireux de l’acquérir.