La situation des finances publiques des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale se détendrait en 2018, selon les prévisions de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), publiées dans son rapport de politique monétaire.

La situation des finances publiques des pays de la Cemac se détendrait en 2018. © D.R.

 

Selon le rapport de politique monétaire de la Banque des États de l’Afrique centrale publié le 25 juillet 2018, à N’Djamena, la situation des finances publiques des pays de la Communauté des États de l’Afrique centrale connaîtra une embellie conjoncturelle en 2018. Cette amélioration de l’inclusion financière dans la sous-région s’expliquerait par l’accroissement des ressources tirées de l’exploitation des hydrocarbures, suite à une remontée plus importante que prévue des prix du pétrole brut conjugué avec la révision à la hausse de la production pétrolière dans certains pays, et du maintien de la tendance baissière des dépenses budgétaires.

Selon la BEAC, en 2018, la production de pétrole dans la zone Cemac pourrait augmenter de 4,6% à 45,2 millions de tonnes par rapport à 2017. Celle-ci se révélerait au Congo avec des perspectives à (+ 18,1% à 15,7 millions de tonnes), au Tchad (+ 22,4% à 7,1 millions de tonnes) et dans une moindre mesure au Gabon (+ 1,5% à 10,7 millions de tonnes) et au Cameroun (+ 1,3% à 3,6 millions de tonnes).

Cette performance de la production pétrolière devrait également permettre d’accroître les recettes budgétaires d’environ 7% ( 9 030 milliards de francs CFA), grâce à l’amélioration des recettes tirées des hydrocarbures (+ 31,3%, à 3 570,9 milliards de FCFA). L’augmentation des recettes d’hydrocarbures sera due à la hausse du prix du baril de pétrole brut (5,8%) et à l’appréciation de l’euro par rapport au dollar.

Dans la même veine, les recettes non pétrolières croîtraient mais à un rythme moins soutenu qu’attendu, soit + 8,8 %, à 5 459,2 milliards de francs CFA (au lieu de + 13,9 % anticipé antérieurement), suite à une révision à la baisse des recettes fiscales de 5,3 %, à 5 027,2 milliards de francs CFA, pâtissant d’une progression moins forte qu’attendue de l’activité non pétrolière (+ 1,8 %, comparé à + 2,1 % initialement projeté).

«L’accroissement des recettes non fiscales de 5,0 % (431,9 milliards) ne suffirait pas à compenser cette contraction des ressources non pétrolières», avise la Beac.