Le séminaire de renforcement des capacités des organisations de la société civile du Gabon et de la Guinée équatoriale sur la mise en œuvre du contrôle citoyen de l’action civique, organisé par la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique Centrale (Cemac), en partenariat avec le projet de renforcement de la gouvernance dans le secteur des matières premières en Afrique centrale (Remap-Cemac) de la Coopération allemande au développement (GIZ) s’est achevé le 28 avril 2017.

Photo de famille du 2e atelier des OSC Gabon Guinée Equatoriale. © Gabonreview

 

Les officiels à la clôture de l’atelier, le 28 avril 2017. © Gabonreview

Les efforts des acteurs des organisations des sociétés civiles du Gabon et de la Guinée Equatoriale membres du comité ITIE, soucieux de tenir leurs États (et d’autres détenteurs du pouvoir) comptables de leurs actions, ont été renforcé pendant une semaine à Libreville, à travers la mise à disposition d’outils et de mécanismes inhérents au «contrôle citoyen de l’action publique».

«Nous avons eu des discussions de très haut niveau et pour nous, c’est important d’avoir le débat avec les partenaires, les OSC membres du Comité ITIE pour savoir ce qu’il faut planifier pour l’avenir. Il est très important pour nous de renforcer les capacités de la société civile parce que nous avions besoin de la société civile pour travailler pour la transparence de l’utilisation des richesses qui viennent des matières premières, combattre la corruption, favoriser une forte croissance économique pour combattre la pauvreté. Ça c’est notre objectif», a affirmé le conseiller technique principal du projet Remap-GIZ Cemac, Uwe Michael Neumann.

Selon l’animateur de l’atelier, Paul Dehoumon, les initiatives de contrôle citoyen ou de responsabilisation sociale reposent sur l’engagement civique et permettent d’éviter la crise de la légitimité au sommet de l’Etat et des collectivités territoriales. Elles traduisent d’une part l’obligation ou le devoir des individus tenant une position de pouvoir de rendre compte de leurs actions envers les citoyens et la société en général auxquels ils devraient rendre service et d’autre part le droit des citoyens ou des clients d’exiger des comptes.

«La société a pris des normes, des lois et des mesures et il y a parfois que le citoyen, et mêmes les gouvernants sont appelés à afficher une légèreté par rapport à ces normes et mesures. Le contrôle permet donc au citoyen organisé d’adopter des mécanismes d’actions pour éviter que des gens prennent des libertés vis-à-vis de ces normes pour que le vive-ensemble devienne possible», a précisé Paul Dehoumon.

Parmi les différents mécanismes existant, les membres des sociétés civiles du Gabon et de la Guinée Equatoriale membre de l’ITIE, ont essentiellement été édifié sur la connaissance des droits et devoir d’un citoyen ; presse et contrôle social en régime démocratique ; les stratégies de défense d’intérêts ; le plaidoyer, élément stratégique de l’action civique ; les initiatives de citoyen.

«L’ensemble de ses outils combinés donne à la société civile des moyens forts pour assurer le contrôle social», a assuré Paul Dehoumon, relevant que les entraves à l’exercice de ce contrôle citoyen sont entre autres : la méconnaissance des textes législatifs et règlementaires, les difficultés d’accès aux informations sur les actes et les actions des responsables des services publics (y compris les responsables locaux), l’analphabétisme, les pesanteurs sociales et l’indifférence du citoyen vis-à-vis de la chose publique…