Faisant l’objet de vives critiques de la part des autorités centrafricaines, au sujet de la délocalisation à Malabo (Guinée équatoriale) du siège de la Communauté économique et monétaire des Etat de l’Afrique centrale (Cemac), les membres de la commission ont récemment promis que le siège de l’institution ne quittera pas Bangui.

Le siège de la Cemac à Bangui. © africtelegraph.com

 

Les autorités centrafricaines et les membres de la commission de de la Cemac  ne se sont pas encore accordés au sujet de la délocalisation du siège de l’institution à Malabo. Les tensions entre les deux parties ne semblent pas prêtes de s’apaiser. Pourtant, ces derniers jours, Daniel Ona Ondo tente de les décrisper. Le président de la commission de la Cemac, à la faveur d’une récente réunion à Bangui, a invité détracteurs et supporteurs de l’idée de cette délocalisation à faire preuve de «retenue» et de «modération».

«La commission ne quittera pas Bangui. Bien au contraire, il est question pour la nouvelle gouvernance de la Cemac d’y apporter une solution définitive, telle que voulue au plus haut niveau. Cela demande donc une bonne préparation, un maximum de sérénité et surtout une action concertée avec toutes les parties», lisait-on, vendredi 6 avril, sur la page Facebook Team Professeur Daniel Ona Ondo, qui rapporte depuis des mois les activités de l’ancien Premier ministre gabonais.

Si la commission de la Cemac consent à reconnaître «les efforts» du gouvernement centrafricain en vue du relèvement de la RCA, elle indique toutefois que «toutes les conditions ne sont pas encore optimales» pour son retour dans la capitale. «Le retour définitif de la commission de la Cemac ne fait l’ombre d’aucun doute conformément à l’acte additionnel signé par les chefs d’Etat de la Cemac. A cela s’ajoute, l’enveloppe de plus d’un milliard de francs CFA, budgétisée pour la réhabilitation du patrimoine de la commission à Bangui», ajoute-t-elle. Comme quoi, la question de la délocalisation du siège de la Cemac n’a pas encore été tranchée.

Pour l’heure, Ona Ondo et ses collaborateurs continuent de se plaindre de «la situation d’errance» dans laquelle ils travaillent depuis le début de la crise en RCA et qui, selon eux, «a tant fragilisé le fonctionnement de la Commission». Ils continuent également de «déplorer les discours tendancieux et inopportuns qui instrumentalisent l’opinion centrafricaine».