Le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, est à N’Djamena, au Tchad, où il représente Ali Bongo au sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).

Le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet échangeant avec son homologue tchadien, Albert Payimi Pedacké, le 30 octobre 2017 à N’Djamena. © Facebook Issoze Ngondet

 

Un sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) s’est ouvert le 31 octobre à Ndjamena, au Tchad. Une rencontre à laquelle le Gabon est représenté par le chef du gouvernement gabonais, Emmanuel Issoze Ngondet.

Les échanges de ce sommet sont consacrés aux problèmes politiques et financiers auxquels font face les services de la Commission et des institutions spécialisées de l’espace communautaire des six pays de la sous-région.

Emmanuel Issoze Ngondet a notamment échangé avec les chefs d’Etat sur l’application des mesures prises le 5 février 2017 à Djibloho, en Guinée équatoriale, sur la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace communautaire.

A l’ouverture des travaux, le ministre tchadien de l’Economie a affirmé que les six Etats de la Cemac ont accumulé environ 200 milliards de francs CFA de cotisations non versées depuis 2009.

La situation est aggravée par le contexte économique actuel de plusieurs pays de cet espace dont les économies dépendent de l’exportation du pétrole. Le Gabon, le Tchad ou encore le Cameroun par exemple, ont dû compter sur de multiples sorties sur le marché financier et des accords avec le Fonds monétaire international (FMI). Libreville et le FMI ont signé un accord d’appui financier de 642 millions de dollars au titre de mécanisme élargi de crédits de cette institution.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga