Au terme de la 7e session extraordinaire du Conseil des ministres de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) tenue récemment à Libreville, les participants ont exhorté le président en exercice et les responsables de l’organisation à hâter les réformes.

Photo de famille au terme du Conseil des ministres de la CEEAC. © ceeac-eccas.org

 

Le secrétaire de la CEEAC, Allam-Mi Ahmad, et le ministre gabonais des Affaires étrangères Pacôme Moubelet-Boubeya en séance de travail. © ceeac-eccas.org

Elles sont nombreuses les choses que les ministres de la CEEAC voudraient voir changer et évoluer au sein de la Communauté. Au terme de la 7e session extraordinaire du Conseil réuni à Libreville du 28 au 29 avril 2017, ils ont fait quelques propositions, dont certaines seront soumises à Ali Bongo, président en exercice, et au secrétaire général de l’organisation sous-régionale. L’une des principales propositions faites a été la création d’un Comité de pilotage et ses mécanismes de fonctionnement, chargé d’utiliser à bon escient le budget opérationnel de plus de 1,9 milliard de francs CFA adopté, en vue d’accélérer le processus de réforme institutionnelle de la CEEAC, sur la base duquel les ministres ont souhaité se conformer.

Les projets de règlement intérieur et de termes de référence dudit comité de pilotage (Copil-RI) devront prochainement être élaborés par Allam-Mi Ahmad, le secrétariat général, a instruit le Conseil, non sans exhorter les Etats membres à «s’acquitter à temps de leurs contributions afin de doter le secrétariat général des ressources financières nécessaires» pour mener à bien ses missions, mais également à faire leurs propositions visant à doter la CEEAC d’un organe capable de lui permettre de se mieux se réformer.

Au terme de leurs travaux, les ministres de la CEEAC ont également insisté sur la nécessité pour le Copil-RI, dès sa mise en place, de respecter le chronogramme lié à la feuille de route de la réforme institutionnelle de la Communauté, qui couvre la période de mai 2017 à août 2018. Pour ce faire, le Copil-RI devra ouvrir un compte spécial, placé sous la gestion de son président, qui sera alimenté par le budget général de la CEEAC.

Si les ministres ont enfin validé l’agrément accordé au cabinet d’expertise comptable Ernest & Young en tant que commissaire aux comptes du SG de la CEEAC, ils n’ont pas moins prescrit à Allam-Mi Ahmad «d’observer dorénavant la transparence la plus stricte notamment en publiant l’appel d’offres y relatif en temps opportun à travers les médias internationaux et nationaux de tous les Etats membres et en mettant à contribution leurs missions diplomatiques à Libreville».

S’agissant de la zone de libre échange (ZLE) de la CEEAC, s’il s’est réjoui de l’avancement de sa mise en œuvre, le conseil a toutefois exhorté les Etats membres qui ne l’ont pas encore fait, à redoubler d’efforts et à accélérer les procédures pour l’insertion du Tarif préférentiel de la CEEAC (TP/CEEAC) dans leurs lois de finances, accélérer la mise en place du mécanisme de financement autonome (CCI) et des Comités nationaux d’agrément des produits industriels au TP/CEEAC, afin que la ZLE de la CEEAC soit effective au plus tard au 31 décembre2017. Le secrétariat général a été prié d’effectuer un rappel aux ministres des Finances des Etats membres à cet effet.