Photo fournie par la famille de Cécilia Prima, disparue depuis le 11 janvier 2012, à Nantes. DR

Mais cette piste n’est «naturellement pas certaine». La mère de Cécilia n’y croit d’ailleurs pas…

L’enquête continue. L’employeur de Cécilia Prima a été auditionné ce lundi par la police, après la disparition de cette étudiante de 24 ans mercredi dernier à Nantes. L’automobiliste qui l’aurait vue sur le pont de Cheviré, où le sac à mains de la jeune femme a été retrouvé coincé entre les barrières de sécurité, a également été réentendue. Elle aurait vu vers 5h30 du matin «une femme qui se penchait dangereusement au-dessus du parapet du pont», rapporte Xavier Ronsin, procureur de la République de Nantes. L’automobiliste aurait alors appelé les pompiers à son arrivée au travail.

L’enquête a également démontré que l’étudiante d’origine gabonaise avait appelé un taxi vers 4h45, alors qu’elle devait rejoindre l’employeur à 5h à l’aéroport pour prendre un vol pour Marseille. «Elle s’est fait conduire rue des Usines, près du pont de Cheviré, ce qui a paru curieux au chauffeur car c’est un endroit sombre et isolé», ajoute Xavier Ronsin. Le chauffeur, tout comme l’automobiliste, ont par ailleurs indiqué l’avoir vue seule.

«La piste du suicide est donc très plausible, mais naturellement pas certaine», estime le procureur. Des hélicoptères ont ainsi survolé ce lundi la Loire pour retrouver un corps, mais sans succès. De son côté, la mère de Cécilia ne croit pas à l’hypothèse d’un suicide. «Ma fille n’a jamais été suicidaire, elle est pleine de vie et a la tête sur les épaules», déclare Louisyane, qui vit avec sa fille. «Elle n’a pas non plus de problèmes financiers ou amoureux… Tout cela ne lui ressemble pas.»

 

Source Guillaume Frouin – 20minutes.fr