Emporté par la fête du football continental qui bat son plein au Gabon actuellement, le vice-premier ministre appelle à un soutien de l’événement et de l’équipe nationale, exhortant les supporters de s’affranchir des querelles du moment.

Le vice-premier ministre appelle les Gabonais à un soutien de la CAN et de son équipe nationale. © Gabonreview

 

Yes oui Can ! Empruntant le slogan de campagne de Barack Obama qu’il a, par jeu de mots, transposé partiellement en français, le vice-premier ministre a tenu à inviter l’ensemble du peuple gabonais à soutenir non seulement la Coupe d’Afrique des nations (Can) mais aussi l’équipe nationale ‘’les Panthères du Gabon’’.

Pour Bruno Ben Moubamba la dimension de la compétition commande de mettre de côté les difficultés actuelles. «Notre pays le Gabon a la grande chance d’organiser la Coupe d’Afrique des nations Total Gabon 2017. Un tel événement mondial doit être soutenu par toute la population malgré les difficultés de l’heure», a indiqué le vice-premier ministre.

Dénonçant le manque de patriotisme exprimés par certains, lors de la première sortie des panthères, avec à la clé un match nul, le patron de l’urbanisme estime que rien n’est perdu. Il demande à cet effet du soutien et de l’amour pour cette équipe, plutôt que de lui manifester une antipathie qui serait synonyme de trahison. «Trahir les panthères c’est trahir la patrie et la trahison est un crime contre la nation», a-t-il précisé.

Il a suggéré de ce fait que l’ensemble des supporters et patriotes puissent s’approprier ce slogan : ‘‘Yes oui can’’. Dans sa déclinaison, il s’agit d’une équipe, un pays, un peuple qui doivent s’associer pour soutenir les panthères du Gabon et non en ternissant son image, et partant celle du pays.

Selon le vice-premier ministre, cela relève d’un «devoir sacré pour le future et pour la mémoire de nos ancêtres ! Pour les générations futures, oublions nos querelles et ensemble soutenons notre équipe nationale. Pourquoi ? Parce que nous n’avons pas un pays de rechange», a exhorté Ben Moubamba, notant que «Dieu nous jugera, non pas en donnant raison aux uns contre les autres, mais par notre capacité à dépasser les difficultés du moment».

Auteur : Alain Mouanda