Depuis leur convocation à l’équipe nationale il y a plus d’un mois, les Panthères du GabonU-17, ainsi que leurs encadreurs techniques n’ont toujours pas perçu leurs primes.

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Que se passe- t-il avec les Panthères du Gabon U-17 ? Où est passé l’argent destiné à leurs primes de regroupement ? L’argent a-t-il réellement été débloqué ? Qui du ministère de Sports ou de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) est chargé de le débloquer ?

Telles sont les questions que se pose l’opinion sur la situation que traversent actuellement les jeunes footballeurs gabonais, ayant défendu les couleurs du pays à la Coupe d’Afrique des nations des moins de 17 ans (Can U17). Une compétition organisée du 14 mai au 28 mai à Libreville, et dont les Gabonais ont été éliminés au premier tour.

La situation est antérieure à la compétition car, même lors de la mise au vert effectuée par l’équipe au Maroc, au début du mois d’avril, aucune prime n’a été versée aux joueurs. Et depuis, aucune explication n’a été fournie aux joueurs et à l’encadrement. Ces derniers n’ont reçu la visite d’aucun dirigeant, ni du ministère, ni de la Fégafoot.

Selon certaines sources, cette situation serait due à un simple retard dans la gestion de ce dossier. En effet, lors des éliminatoires de la compétition, le Gabon avait été éliminé par le Niger. De ce fait, elle ne pouvait plus être prise en charge par le budget de l’Etat. Or, au mois de février, la Caf a disqualifié le Madagascar et a confié l’organisation de la compétition au Gabon. Pour faire face à la dépense liée à la participation des Panthères à la Can U-17, le ministère des Sports aurait saisi le ministère du Budget, lequel aurait donné son accord.

Après avoir été battues le 20 mai par le Cameroun lors du dernier match de poule à la Can, les Panthères logent depuis le 22 mai dernier, au camp Turc à Agondje, dans la commune d’Akanda, abonnés à eux-mêmes. «Les pauvres enfants ne se sont  pas restaurés depuis leur arrivée. Ils sont obligés de prendre les morceaux de pain chez le boutiquier. Il n’y a même pas les moyens de transport afin qu’ils regagnent leurs parents qu’ils n’ont pas vus depuis près de deux mois», s’est indigné l’un des dirigeants de l’équipe.

La situation est d’autant plus préoccupante que trois des joueurs de la sélection, en l’occurrence Eric Jospin Bekale, Biyogho,  Elian Christeky Boueni Mayombo, candidats au Brevet d’études au premier cycle (BEPC) ont raté les épreuves pratiques. Vivement une réaction des autorités compétentes sur cette situation.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga