En marge d’une visite effectuée le 6 août à Ouagadougou au Burkina-Faso, le président de la Confédération africaine de football (Caf), Ahmad Ahmad, a émis des doutes sur la capacité du Cameroun à abriter la Coupe d’Afrique des nations (Can) en 2019.

Le président de la Caf, Ahmad Ahmad. © Algerie1.com

 

La Confédération africaine de football (Caf) veut-elle retirer l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2019 au Cameroun? La question mérite d’être posée, au regard des dernières déclarations du président de l’instance dirigeante du football africain.

En effet, le 6 août alors qu’il animait une conférence de presse à Ouagadougou, au Burkina-Faso, le président de la Caf à clairement émis de sérieux doutes quant à la capacité du Cameroun à abriter la compétition en 2019.

«Le Cameroun n’est pas prêt, même à accueillir quatre équipes en raison du retard dans la réalisation des infrastructures. Il y aura une visite d’inspection composée des experts et d’un cabinet d’audit spécialisé, sans les politiques, qui va évaluer si nous pouvons organiser cette Can au Cameroun», a déclaré Ahmad Ahmad.

Sans l’avoir clairement exprimé, le président de la Caf semble déjà avoir trouvé un substitut au Cameroun. D’autant que dans sa communication, Ahmad Ahmad a même annonce que dans quelques jours, une mission d’inspection se rendra au Cameroun.

«Nous avons décidé que désormais ce n’est plus les membres du comité exécutif qui vont inspecter les pays retenus pour l’organisation de la Can. C’est désormais des experts qui le feront et la CAF statue au regard des résultats. Pour ce qui concerne le Cameroun, nous allons envoyer les experts et on décidera à l’issue de leur mission d’inspection», a expliqué Ahmad Ahmad.

Cette mission pourrait aboutir au retrait de l’organisation au Cameroun. Pour l’édition 2019, la Can entend accueillir 24 nations africaines. Ce qui exige du pays organisateur, l’augmentation du nombre de stades, plusieurs structures hôtelières, pour ne considérer que ces infrastructures. Un cahier de charges que le Cameroun ne semble pas être prêt à assumer au regard du retard accusé, selon le président de la Caf, Ahmad Ahmad.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga