Le président du Comité national olympique, Léon-Louis Folquet appelle les Gabonais à participer à la grande fête du football que le Gabon abrite du 14 janvier au 5 février 2017. Dans cet entretien il revient sur les infrastructures construites dans le cadre de la Can 2017.

Léon-Louis Folquet, à l’inauguration du complexe sportif Michel Essonghé de Port-Gentil. © Gabonreview

 

Gabonreview : Quelle est votre regard sur le complexe sportif de Port-Gentil ?

Léon Folquet : Il faut avouer que Port-Gentil est une terre de football. Port-Gentil a probablement eu les meilleures équipes de football du Gabon pendant une période.  Je pense à Sogara, Petro Sport, Mbilinga, la Jeunesse Athlétique (JA). Quatre grandes équipes qui ont fait l’histoire de Port-Gentil. Moi j’ai vécu avec des images du passé, des images remarquables avec de grands footballeurs comme Ogoula et la grande équipe de Petro Sport et la grande équipe de l’As Sogara. J’étais d’ailleurs chroniqueur sportif. J’ai vécu ces moments-là. C’est du passé ! Mais il faut reconstruire. Entre-temps, le football a subi une chute considérable. Il faut le reconstruire. Je crois que ce cadeau qui vient du ciel, grâce à cette Coupe d’Afrique des nations et une plus-value pour la ville de Port-Gentil. C’est un cadeau architectural magnifique. On est dans un vrai stade de football, on est dans un stade Anglais et je pense que la présence du chef de l’Etat pour l’inauguration nous met du baume au cœur.

En tant que président du Comité national olympique, pensez-vous déjà à comment faire profiter ces infrastructures à la jeunesse ?

Je pense que c’est un legs à la jeunesse. À la jeunesse gabonaise d’abord et en particulier la jeunesse Port-gentillaise. Les matchs de championnat s’y joueront. Ce sont tous les Gabonais, de tout horizon, qui viendront jouer ici, qui fouleront la pelouse de ce beau stade. Nous espérons qu’on saura le conserver et l’utiliser. Pour l’utiliser, il faut organiser des compétitions en dehors du championnat. Il faut avoir la capacité, le génie d’avoir des personnes de bonne volonté qui maîtrisent les outils de gestion, de décisions nécessaires pour organiser des compétitions internationales à la portée, à la dimension de ce stade. Je crois que porter également le nom d’un illustre personnage de la ville de Port-Gentil, Michel Essonghé, c’est un grand cadeau que le chef de l’Etat vient de faire à cette illustre personnalité.

Pour la mobilisation de la population pendant la CAN 2017, que dites-vous à la population en tant qu’élite de la localité ?

Je suis apolitique, en tant que président du Comité national olympique, je ne pourrais être qu’un homme apolitique à ce niveau. C’est vrai, je suis membre d’un Conseil municipal, j’ai une appartenance politique, mais je pense que je sais faire la distinction entre un événement à caractère politique et un événement à caractère sportif. Je crois que la passion du sport qui m’anime moi, m’autorise à lancer un appel aux jeunes sportifs ; leur dire «venez au stade, venez fouler le pied au stade, venez- vous défouler, venez voir ce qui se fait de mieux sur continent Africain». Quand on a à Port-Gentil, les équipes comme le Ghana, l’Egypte, le Mali, l’Ouganda, je pense que ce sont de grands rendez-vous auxquels on va assister. Je peux vous dire que dans mon calendrier, je ne loupe pas Ghana-Mali. Je viendrais au stade. Je viens voir deux grandes valeurs du football Africain. Qu’est-ce qui se fait de bien ? J’essaye de faire la différence entre le football et la politique et je demande à la jeunesse et aux hommes épris de paix et de liberté de venir au stade. C’est très important qu’ils viennent, qu’ils sachent que l’amour du football n’a rien à voir avec la passion qu’on peut avoir pour les hommes politiques.