Au lieu de 900 millions de francs CFA, les chaines publiques africaines débourseront seulement 9,3 millions, pour diffuser les matchs de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2017.

Les droits de retransmission revus à la baisse pour les télévisions publiques peuvent pulvériser les records d’audience lors de la Can 2017. sportune.fr

 

C’est un ouf de soulagement poussé par les chaines de télévision publiques, avec la revue à la baisse de coûts de retransmission de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2017. Initialement fixé à 900 millions de francs CFA, ces coûts ont été ramenés à 9,3 millions.

Une mesure qui intervient dans le cadre d’un accord-cadre signé entre l’Union africaine de radiodiffusion (UAR) et le groupe français Lagardère, un des leaders mondiaux de l’édition, la production, la diffusion et la distribution de contenus audiovisuels.

Un accord qui, pour beaucoup, relève de l’exploit, sachant que c’est en mai dernier que le groupe Lagardère avait annoncé l’augmentation des droits de retransmission de la Can 2017. On passait alors de 450 millions de francs CFA à 900 millions. Mais les réalités budgétaires des télévisions publiques, couplés au soupçon d’un coup de pouce du groupe français Total, auraient ainsi débouché sur la baisse drastique des droits de retransmission.

Une aubaine pour les téléspectateurs qui pourront suivre toute la compétition, même depuis les zones pas couvertes par les chaines cryptées habituées à offrir le programme de la compétition. Toutefois, l’on ignore tout des contreparties exigées par le propriétaire des droits qui a curieusement fait passer ses exigences de 900 millions à 9 millions, tout en augmentant considérablement son offre.

Ce montant sera également valable pour bénéficier de la retransmission d’une dizaine de compétitions majeures de la Confédération africaine de football (Caf) sur deux ans. Hormis la Can 2017, cette offre englobe également les Can U17 et U20, la Can féminine 2018, les ligues des champions 2017 et 2018, etc.

Auteur : Alain Mouanda