Le Mauricien Rajindraparsad Seechurn a écopé de six mois de suspension et une rétrogradation à l’échelon inférieur pour son arbitrage mitigé du quart de finale.

Erreur d’arbitrage ou pas, Rajindraparsad Seechurn écope de sanctions. © lexpress.mu

Erreur d’arbitrage ou pas, Rajindraparsad Seechurn écope de sanctions. © lexpress.mu

 

Mis en cause pour sa prestation mitigée du 31 janvier dernier, l’arbitre du quart de finale entre la Tunisie et la Guinée équatoriale a été lourdement sanctionné. Dans un communiqué publié le 3 février dernier, la Confédération africaine de football (Caf) annonce que Rajindraparsad Seechurn a écopé de six mois de suspension et une rétrogradation à l’échelon inférieur. Une sanction qui marque la fin de la carrière internationale de l’arbitre mauricien, à qui il est reproché un arbitrage complaisant, avec un penalty généreux dans les arrêts de jeu en faveur du pays hôte, qui est revenu au score avant de finalement l’emporter 2-1. La Caf souligne en effet la très faible performance de l’arbitre, lui reprochant notamment son incapacité à maintenir le calme.

Après le match, la délégation tunisienne avait immédiatement dénoncé un arbitrage complaisant, joueurs et dirigeants laissant éclater leur colère. Le chef de la délégation tunisienne avait même mis en cause directement la Caf, l’accusant d’avoir à dessein désigné cet arbitre. Des accusations rejetées en bloc par un membre du comité exécutif de l’instance africaine du football. «Dans le jeu, l’arbitre doit être vigilant, le joueur astucieux. Tout le monde joue un rôle et quand l’arbitre se laisse prendre au piège par un joueur et quand ça se découvre, il faut qu’il paye. Nous, nous croyons que nous avons appliqué le règlement de la compétition. (…) Nous savons très bien qu’on ne critique que ce qui marche, et la Confédération africaine est fière de ce qu’elle fait de sa compétition», a réagi Anjorin Moucharaf.

La Caf a, d’ailleurs, infligé une amende de 50 000 dollars aux Tunisiens pour «leur comportement inacceptable». Elle attend également, au plus tard le 5 février, des excuses de la fédération tunisienne suite «à ses insinuations et son manque d’éthique», au risque d’être exclue de la Can 2017. D’ores et déjà, la Fédération tunisienne de football (FTF), a été formelle : elle ne s’excusera pas.