Le ministère du Travail et l’Office national de l’emploi ont procédé ce vendredi 4 août 2017 au démarrage du Contrat d’apprentissage jeunesse, avec et l’insertion de 524 jeunes au sein des entreprises implantées dans la Zone économique spéciale de Nkok (ZES).

Les jeunes stagiaires admis au sein des entreprises opérant à la ZES de Nkok. © Gabonreview

 

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Une cohorte de 524 jeunes a débuté le 4 août un stage de deux ans au sein de plusieurs entreprises installées dans la Zone économique spéciale de Nkok (ZES). Ce stage s’inscrit dans le cadre du contrat d’apprentissage signé entre l’Etat et ces entreprises.

Sans qualification professionnelle pour l’essentiel d’entre eux, ces jeunes dont la tranche d’âge oscille entre 16 et 35 ans, bénéficient à travers ce programme d’un stage en entreprise, avec l’objectif d’améliorer leur employabilité. A terme, ils devront soit acquérir une formation, soit la parfaire au sein de l’entreprise qui les reçoit.

Si certains ont commencé le stage le jeudi 3 août, les autres en revanche ont attendu d’être édifiés sur les contours de ce contrat lors d’une rencontre organisée par l’administration de la ZES de Nkok, à laquelle prenaient part l’administrateur de la ZES de Nkok, le Chef de cabinet du ministre du Travail, ainsi que le Chef d’antenne régional Estuaire de l’ONE.

Il a été question pour Gabriel Ntougou, l’administrateur de la ZES, de présenter le site devant accueillir les stagiaires.

Lydie-Flore Ntchoreret de l’ONE, a expliqué le CAJ. Après avoir rappelé l’objectif d’employabilité recherché par le CAJ, elle a notamment indiqué que la formation à laquelle les jeunes sélectionnés allaient avoir droit au sein des entreprises est un don, car aucun centime ne serait déboursé. Au contraire, les stagiaires admis en entreprises percevront non pas un salaire, mais plutôt une indemnité de stage de 80 mille francs CFA en montant, selon les entreprises. Ils auront en plus des cotisations ouvertes à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), ainsi qu’une assurance maladie de la Caisse nationale garantie sociale (CNAMGS).

Mme Ntchoreret a insisté sur les valeurs à adopter pour s’en tirer à bon compte et être retenu par l’entreprise au bout des deux ans qui constitue la durée du CAJ. «Il faut faire preuve de créativité, avoir un esprit critique, savoir communiquer et démontrer un savoir être», a-t-elle conseillé.

Pour le representant du ministre du Travail, Franck Ibouili, a demandé aux stagiaires à saisir cette opportunité avec sérieux. «On vous supplie presque d’être formés», a-t-il indiqué.

Après cet échange au bâtiment du Guichet unique, les stagiaires ont eu l’opportunité de faire le tour du propriétaire. Un détour au sein d’une usine de transformation du bois a renseigné les jeunes sélectionnés sur le type de tâches à effectuer dès lundi, jour de début du travail. Rappelons que 734 jeunes ont été sélectionnés après les entretiens pour 524 places.

Auteur : Alain Mouanda