Après plusieurs mois de négociation, la direction générale et les employés de la Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab) sont récemment parvenus à la signature d’une convention d’entreprise censée protéger les droits des salariés en renforçant le dialogue social et le principe de méritocratie.

Ismaël Ondias Souna, DG de la Caistab, signant la convention, le 20 août 2018. © Caistab

 

Il aura fallu plusieurs années d’attente et 10 mois de négociation. Mais la direction générale et les représentants des employés de la Caistab sont finalement parvenus un accord ayant abouti, le 20 août dernier, à la signature d’une convention d’entreprise. Depuis bien longtemps, les salariés de l’entreprise paraétatique chargée du développement de la filière café/cacao jugeaient inadéquats leur statut au sein de celle-ci. Ils avaient toujours exprimé le besoin de voir leurs droits mieux protégés. Avec la signature de ce document en présence de la présidente du conseil d’administration de la Caistab, Chantal Mebaley, la direction générale assure que tout changera. Elle promet un dialogue social renforcé, mais également l’entrée en application de certaines mesures.

Jugé «en adéquation avec le souhait du chef de l’Etat et du gouvernement, en ce qui concerne le principe de méritocratie et celui de l’égalité des chances», cette convention, selon Ismaël Ondias Souna, patron de la Caistab, institue également l’évaluation du personnel. «Les primes de rendement versées chaque trimestre au personnel sont basées sur un système d’évaluation. Nous ne verserons plus ces primes uniquement à la tête du client mais sur la base d’évaluations mensuelles et trimestrielles», a prévenu le DG.

Se disant satisfait de l’aboutissement de leur longue négociation avec la direction générale, Damas Massélé, secrétaire général du Syndicat national des agents de la Caistab (Synac), a loué quant à lui le fait que ses collègues et lui-même bénéficient désormais d’«un statut juridique qui s’appuie sur le code du travail». Pour le syndicaliste, ce nouvel outil permettra d’encadrer les sanctions et d’autres actions des responsables de l’entreprise à l’encontre des salariés.

Pour les deux parties, cette convention d’entreprise, la première du genre, devrait permettre d’«encadrer les relations» entre  la direction générale et les partenaires sociaux.