Le Gabon va recourir à l’emprunt obligataire pour mobiliser suffisamment de fonds pour combler le déficit budgétaire 2017, de l’ordre de 148,5 milliards de francs CFA par rapport à 2016.

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Motivé par le besoin de financer son budget 2017, le Gabon va recourir au marché financier, en lançant un appel public à l’épargne, au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cemac). Objectif : récolter 200 milliards de francs CFA. De sources proches du dossier, l’opération en est encore dans sa phase d’information aux gros investisseurs, en vue de boucler les prises fermes.

L’opération est assortie d’un taux d’intérêt de 6,5% pour une maturité de 6 ans. Cet appel public à l’épargne s’étalera sur 6 ans. En janvier dernier, les obligations à cinq ans affichaient un rendement de 5,74% contre 7,12% en janvier 2016 et 6,5% en juin 2016. Manifestement, la courbe des taux de rendement des titres publics gabonais semble instable.

Comme plusieurs pays dont une part importante des revenus dépend de la vente du pétrole, le Gabon a subi la baisse des prix survenus entre 2014 et la fin du troisième trimestre 2016. L’emprunt susmentionné permettra ainsi de financer le déficit d’un budget 2017, qui lui-même a été voté en baisse de 5% (148,5 milliards de francs CFA), comparé à celui de l’année 2016.

En février dernier, la stratégie d’endettement du Gabon pour la période 2017-2019 a prévu un plafond de nouveaux emprunts à 659 milliards de francs CFA sur l’année en cours. Soit 559 milliards de francs CFA d’emprunts extérieurs et 100 milliards de francs CFA d’engagements intérieurs.