Une émeute a éclaté, ce mardi 5 juin, au sein de la prison centrale de Franceville, dans la province du Haut-Ogooué. Toutes les forces de l’ordre ont été mises à contribution en vue de circonscrire l’ébullition.    

La prison centrale de Franceville. © AGP

Du fait de ne pas avoir été livrés en ration alimentaire depuis plusieurs jours, les détenus du pénitencier de Franceville, chef-lieu du Haut-Ogooué, se sont révoltés, le 5 juin 2018, et une émeute y est en cours qui les oppose aux matons.

La nourriture des prisonniers n’est en réalité que la goutte d’eau ayant fait déborder le vase. Celui-ci contenait déjà de nombreux grognements consécutifs à la longue détention préventive de nombreux détenus. Certains sont, en effet, en attente d’un jugement depuis de longues années.

Selon des sources concordantes, le directeur de sortant de cet établissement pénitentiaire est à l’origine de la rupture des ravitaillements. Présenté comme «un homme sans scrupules», le Lieutenant-Colonel Gabriel Assoumou Ella a tout de même bénéficié d’une promotion : il est, depuis le Conseil des ministres du 17 mai dernier, Directeur général de la prison de Libreville. Il n’a procédé ni à la passation de charges, ni à la coupure de gestion.

La province est, par ailleurs, sans gouverneur depuis la nomination de Jacques Denis Tsanga au ministère des Eaux et Forêts, charge de l’Environnement et du Développement durable. Néanmoins toutes les autorités et toutes les forces de l’ordre de la localité ont rallié la prison en ébullition en vue d’une mise sous contrôle de la situation.

Au terme d’une longue situation en chiens de faïence avec les mutins, les hiérarques de l’appareil judiciaire locale ont obtenu une négociation. Les conclusions essentielles portent sur le rétablissement de la chaîne de ravitaillement et l’ouverture, dès lundi, de l’expédition des affaires en attente de jugement. Les travaux de réfection des étages endommagés devraient reprendre dès ce mercredi 6 juins. La situation est donc revenue à la normale.