Après la récente sortie de la société Yoka Com’Event s’étant insurgée d’une sanction de la Confédération africaine de boxe (Cab) à l’encontre de Taylor Mabika, l’instance africaine a réagi le 6 septembre évoquant des «zones d’ombre» et de l’«amalgame».

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La Confédération africaine de boxe (Cab) a réagi, le 6 septembre, à la récente sortie de Yoka Com’Event. Reprenant un document de la Confédération africaine de boxe (Cab) adressé au président Comité nationale olympique (CNO) du Gabon, la société spécialisée dans l’évènementiel sportif s’est insurgée, le 2 septembre à Libreville, contre la sanction à l’encontre du boxeur Taylor Mabika.

Ce qui pour le président de la Cab, relève de «zones d’ombre» et de l’«amalgame». En effet, Bayor Kelani Azaad a affirmé que dans «le document querellé par la société Yoka Com’Event, il n’est mentionné nulle part une sanction de la Cab à l’encontre du boxeur professionnel gabonais Taylor Mabika, ni à l’encontre de la World Boxing Council (WBC)-Méditerranée».

Selon la Cab, le grief contenu dans la correspondance polémique porte plutôt sur l’affiliation publique et ostentatoire de la Fégaboxe à la WBC-Méditerranée. «D’ailleurs, le document y relatif avait été remis devant la presse nationale et internationale par Houcine Houichi, président de la WBC-Méditerranée, au secrétaire général de la Fégaboxe au cours du combat ayant opposé Taylor Mabika au Roumain Alexandru Jur ; et ce en violation de l’article 6.3 des statuts de l’Association internationale de boxe amateur (AIBA)», a déploré Bayor Kelani Azaad.

Le président de la Cab s’est également permis un petit recadrage pédagogique aux dirigeants de Yoka Com’Event, au sujet du sigle AIBA. «Le sigle AIBA est un acronyme combinant le sigle français AIB (Association internationale de boxe) et anglais IBA (International boxing association)», a-t-il expliqué. «Le regroupement de ces sigles donne AIBA, qui a introduit la version professionnelle en 2007 au cours du congrès de Chicago», a poursuivi Bayor Kelani Azaad.

En d’autres termes, l’AIBA gère aussi la boxe professionnelle dans les versions AIBA Pro Boxing (APB) et World Series of Boxing (WSB). «Mais en cas d’organisation d’un combat dans une autre version, le promoteur se doit d’avoir l’accord, l’agrément technique et l’autorisation de la fédération nationale affiliée à la Cab et à l’AIBA. Mais ne lui donne pas le droit de s’affilier ou de se faire affilier à une association quelconque», a conclu le président de la Cab.