La société spécialisée dans l’évènementiel sportif a apporté des précisions, le 2 septembre à Libreville, sur les réserves de la Confédération africaine de boxe (Cab), à propos de la validité du dernier combat de Taylor Mabika.

Sandy Pernice et Kennedy Ondo Mba pendant la conférence de presse de Yoka Com’Event, le 2 septembre 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Suite aux articles de certains médias mettant en en doute la validité du dernier combat de Taylor Mabika à Port-Gentil, Yoka Com’Event a apporté un certain nombre de précisions, le 2 septembre à Libreville. La société professionnelle organisatrice de ce combat est formelle : «ce combat de boxe professionnelle a bel et bien été validé par la World Boxing Council (WBC) méditerranéenne».

© Gabonreview

Le 17 juin à Port-Gentil, en effet, un combat de boxe WBC a apposé le Gabonais Taylor Mabika au Roumain Alexandru Jur. Une opposition de 12 rounds de trois minutes chacun, remportée aux points par Taylor Mabika. Reprenant un document de la Confédération africaine de boxe (Cab) adressé au président Comité nationale olympique (CNO) du Gabon, plusieurs médias ont affirmé que le combat a été organisé en «violation des stipulations de l’article 6.3 des statuts de la Confédération africaine de boxe (Cab) et de l’Association internationale de boxe amateur (AIBA)».

Ce qu’a bien entendu réfuté le responsable de la communication de la société spécialisée dans l’évènementiel sportif. «Quelle ignorance ou mauvaise foi visant à mettre en en doute le combat de notre valeureux champion Taylor Mabika, boxant en ligue professionnelle et non amateur», a insisté Sandy Pernice. Cette dernière en veut pour preuve le fait qu’après le combat, Taylor Mabika est effectivement rentré au classement du top 40 de l’élite WBC méditerranéenne.

«Un classement publié un mois après la tenue de ce combat dans lequel Taylor Mabika occupe le 39e rang des lourds-légers de la WBC méditerranéenne», a poursuivi Sandy Pernice. Cette dernière a déploré le fait que les médias ne se soient pas rapprochés de sa structure pour avoir sa version des faits. Revenant sur l’AIBA, ayant émis des réserves sur le combat de Taylor Mabika, le responsable médias de Yoka Com’Event n’y est pas allé de main morte.

«Sans pourtant manquer de respect à l’AIBA, elle n’a pas le droit de valider ou invalider le combat de Taylor Mabika, lequel boxe sous licence professionnelle française», a insisté Kennedy Ondo Mba. «D’ailleurs, la fédération française de boxe a donné tous les documents nécessaires à l’autorisation de ce combat. Et a même validé ce championnat faisant de Taylor Mabika un boxeur prestigieux dont la Nation peut être fière», a-t-il ajouté.

Selon Yoka Com’Event, cet imbroglio serait parti des difficultés actuelles de la Fédération gabonaise de boxe (Fegaboxe), dont la légitimité du nouveau bureau est contestée par la Cab. «Si la Cab invalide l’élection de l’actuel président de la Fegaboxe, cela ne lui confère pas le droit de porter des critiques ou invalider un combat s’étant déroulé dans les règles de l’art. En présence notamment de Houcine Houichi, président la WBC méditerranéenne et vice-président de l’ABU (African boxing union)», a souligné Kennedy Ondo Mba.

En gros, la société événementielle est d’avis que la validité du dernier combat de Taylor Mabika ne souffre d’aucune remise en question possible. «Le boxeur international gabonais n’a aucune subordination, ni affiliation envers la Fegaboxe. Encore moins avec la CAB et l’AIBA n’ayant aucun pouvoir de sanction sur lui», a conclu Yoka Com’Event. Une affaire dans laquelle beaucoup y voient la main noire de Clément Sossa, ancien président de la Fegaboxe. L’actuel 3e vice-président de la Cab aurait-il une dent contre la société évènementielle ? Bien malin qui répondra.