Le Franco-gabonais s’est qualifié pour la finale de la Coupe de la Ligue de boxe de France dans la catégorie super-léger. Morgan N’Dong Zué a disposé d’Hakim Yves Mesny aux points,  le 5 mai à Usson-en-Forez, commune française située dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le boxeur revient, avec Gabonreview, sur sa performance tout en évoquant sa finale à venir.

Morgan N’Dong Zué s’est qualifié pour la finale de la Coupe de la Ligue de boxe de France dans sa catégorie (Super-Légers). © lamontagne.fr

 

Gabonreview : Comment se sent-on, comment vous sentez-vous après votre victoire sur Hakim Yves Mesny ?

Morgan N’Dong Zué : Je suis très satisfait ! Une victoire méritée au terme d’un combat âprement disputé. J’ai pu constater mes points forts et ceux sur lesquels je dois travailler. Je monte d’un cran quant au niveau sur lequel je me suis arrêté la saison passée. Je passe une étape et continue sur ma lancée. C’est encourageant, maintenant, il reste une finale à remporter.

Vu la qualité de l’adversaire, aussi relevée que la votre, qu’est-ce qui a fait la différence ?

Le pointage est de 10 points pour un round gagné, 9 pour un perdu et huit pour un nul. Le total des juges indique que je n’ai perdu que trois rounds sur huit. C’était donc une victoire plutôt large au pointage mais serrée sur le combat. La différence s’est faite par la pression que j’ai maintenue tout au long du combat et l’impact des coups portés.

Aviez-vous mis en place une tactique spécifique ?

Un premier round pour jauger, puis un passage à la vitesse supérieure à partir du deuxième. Des séries de coups corps/face afin de le faire diminuer en intensité, pendant que j’augmentais la mienne. Et ce, jusqu’à la fin du combat. Une coupure à son arcade sourcilière droite au sixième round l’a gêné, tandis que sa blessure me motivait d’avantage. On finit sur un dernier round de guerrier, de part et d’autres, ou on se rend coup pour coup, par fierté et orgueil. Gros adversaire. Respect à lui.

Dans quel état d’esprit aborderez-vous la finale face l’Alsacien Houchang Habib, ce dernier totalisant neuf victoires et trois défaites chez les professionnels ?

Dans le même esprit que chacun de mes combats : avec sérieux et détermination. Il a la réputation d’être un boxeur appliqué et ne viendra certainement pas pour perdre. Je poursuis donc ma préparation dans la continuité de mes combats avec encore plus d’intensité. Avec de très belles échéances qui arriveront avant la finale et qui me prépareront parfaitement pour celle-ci. Quoi qu’il en soit, je serais à l’heure au rendez-vous.

Quel terrain vous conviendrait pour cette finale ?

Je préfère Clermont, devant mon public et mes supporters. C’est aussi une manière de remercier tous ceux qui me soutiennent et qui font le déplacement à l’extérieur pour m’encourager.

Quand aura lieu cette finale ?

Certainement en début de saison prochaine, à partir de septembre, si Dieu le veut.

En cas de victoire, à qui dédierez-vous cette victoire ?

En premier lieu à ma famille, qui m’encourage et me supporte depuis le début, avec une pensée pour mon père, qui n’est jamais très loin de moi. Et, enfin, à chaque personne qui me soutient, chaque boxeur et boxeuse qui me pousse à me surpasser sur le ring, de la France jusqu’au Gabon, dont l’écho des voix résonne à mes oreilles et laisse sa marque jusque sur mon short, floqué du drapeau gabonais.