Report de la Fête des Cultures, retour de Maixent Accrombessi, violences postélectorales à l’étranger…telles sont, entre autres, les sujets abordés le 29 juin par le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Billie-By-Nzé à l’occasion de sa conférence de presse hebdomadaire.

Alain-Claude Billie-By-Nzé, ministre gabonais de la Communication, porte-parole du gouvernement. © Gabonreview

 

Prévue du 30 juin au 3 juillet 2017, la Fête des cultures n’aura pas lieu dans la période fixée par le Comité d’organisation. C’est l’une des annonces de la conférence de presse du Porte-parole du gouvernement. Ce report est relatif, selon Billie-By-Nzé, au budget qui n’a pas été dégagé à temps. «Le comité d’organisation indiquera les nouvelles dates», a-t-il indiqué ajoutant que «cette fête aura lieu ce mois de juillet». S’il est conscient que ce report donnera lieu à de nombreuses supputations, Billie-By-Nzé a indiqué qu’ils préfèrent subir les critiques pour l’avoir reportée que des critiques pour l’avoir mal organisée.

S’exprimant sur les agressions dont sont victimes des personnalités proches du pouvoir à l’étranger, le Porte-parole du gouvernement a véhément condamné ces actes. Revenant particulièrement sur l’agression de Pierre-Edouard Valentin, (président du Conseil d’administration de la Société commerciale gabonaise de réassurance (SCG-Ré) et père de l’épouse d’Ali Bongo, Sylvia Bongo Ondimba et de Crépin Gwodock (administrateur, directeur-général de la même société), le ministre de la Communication estime que «monsieur Jean Ping en porte la responsabilité parce que c’est lui qui a introduit la violence dans le discours politique». Selon le ministre, le PCA de SCG-Ré « est dans ce pays depuis des décennies, il a choisi de vivre au Gabon et de fonder des entreprises au Gabon, il emploie des dizaines voire des centaines de gabonais. Qu’a-t-il fait pour être agressé?», s’est-il questionné.

«Ce n’est pas ça le Gabon, ce n’est ça les valeurs gabonaises», a dénoncé le ministre de la Communication. Pour lui, s’en prendre à quelqu’un de 3e âge n’a jamais fait partie des valeurs gabonaises. «L’éducation qu’on donne aux enfants n’est pas de manquer de respect aux personnes de troisième âge. Cela n’a aucun sens et ça ne peut pas commencer. Lorsqu’on se prétend opposant, on doit être porteur de valeurs positives pour la société», a-t-il indiqué.

Répondant à la participation de l’ambassade du Gabon à Paris, en apportant son aide à ces personnalités afin qu’elles portent plainte, Billie-By-Nzé précise que le rôle d’une ambassade à l’étranger est d’apporter de l’aide et assistance aux ressortissants de leur pays. L’ambassadeur n’est pas partisan, note-t-il. «Si un Gabonais, quel que soit son bord politique se retrouvait en danger à l’étranger, il trouverait refuge auprès de l’ambassade du Gabon ou d’un consulat gabonais à l’étranger. C’est la règle. Là pour le coup, oui, l’ambassade a accompagné, elle a aidé et c’est de son rôle», a-t-il expliqué, ajoutant que les officiels, lorsqu’ils se déplacent à l’étranger, doivent informer l’ambassade. «Quel que soit le pays où l’on va, il faut en informer l’ambassade. Cela va de notre sécurité. Mais encore une fois, il ne faut pas qu’il y ait de hantise», a-t-il souligné.

Concernant le retour au pays de l’ancien directeur de cabinet du président de la République, Maixent Accrombessi, le Porte-parole du gouvernement a déclaré n’être au courant de rien. «Je ne suis pas au courant et ce n’est pas une activité gouvernementale. Je ne m’étendrai pas sur le sujet. Monsieur Maixent Accrombessi est un citoyen. S’il est revenu au Gabon, je ne suis pas au courant. Donc je ne pourrai pas m’étendre sur ce sujet dont je n’ai aucune information», a affirmé Billie-By-Nzé.