Promis pour mai dernier, le bilan final de la 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football (Can) s’étant jouée au Gabon n’a toujours pas été rendu public. Christian Kerangall, le Haut-commissaire au Comité d’organisation de cette compétition se serait-il endormi sur ses copies ?

Christian Kerangall. © lenouveaugabon.com

 

Il avait pourtant été prompt à réagir devant les médias au sujet de ce que certains avaient perçu comme le «pré-bilan» de la 31e Can jouée au Gabon, dont il avait été le premier responsable du comité d’organisation. Près de huit mois après, silence radio. Christian Kerangall et son équipe se sont curieusement murés dans le silence. Le 6 février 2017, quelques heures seulement après le match de la finale Cameroun-Egypte et la cérémonie de clôture de la compétition, le Haut-commissaire au Comité d’organisation de la Can (Cocan) avait annoncé pour le mois de mai 2017, la publication officielle du bilan final de la Can 2017.

Ce serait «avant le 15 mai 2017», avait-il promis, précisant que le «rapport complet» sera soumis à la Cour des comptes pour examen. Comme pour la Can 2012, pour laquelle il assumait déjà la responsabilité du comité d’organisation, Christian Kerangall avait promis que les comptes du Cocan seront communiqués à la télévision.

«Je suis un industriel, j’ai été président d’un grand groupe. Il est naturel, du fait de la confiance qui m’a été accordée, que je rende des comptes», avait d’ailleurs déclaré Christian Kerangall dans une interview au site lenouveaugabon.com, le 19 avril dernier, confirmant pour le 15 mai au plus tard la disponibilité du bilan financier définitif de la compétition. Cinq mois après cette confirmation, les Gabonais l’attendent toujours.

Le Cocan serait-il bloqué sur les chiffres ? Christian Kerangall et son staff n’ont-ils pas fini de régler leurs dettes vis-à-vis de leurs différents prestataires durant la compétition ? La certification de la Cour de comptes n’est pas encore disponible ? Le mutisme du Cocan joue contre le souhait de son premier responsable qui avait déjà annoncé, il y a quelques mois, sa volonté de répondre officiellement aux «mensonges, approximations (ainsi qu’aux) insultes et calomnies» de ses détracteurs.

Peu avant la fin de la Can 2017, certains, notamment au sein de l’opposition, avaient prétendu que la compétition avait coûté plus de 460 milliards de francs CFA au Gabon. «Faux !», avait rétorqué Christian Kerangall à l’époque, avant d’évoquer la somme de 192 milliards de francs. Ces chiffres, les Gabonais attendent qu’ils soient confirmés ou (ou non) par le bilan financier définitif qui tarde à venir.