Jusque-là épargnée par l’affaire dite des «Biens mal acquis», Pascaline Bongo, fille ainée et ex directeur de cabinet du président Omar Bongo pourrait tomber sous le coup d’une poursuite judiciaire en France.

Pascaline Mferry Bongo Ondimba - © Fondation Albertine Amissa Bongo Ondimba

«Manipulation ou simple erreur ?» S’interroge le média en ligne gaboneco.com. Selon l’Agence France Presse (AFP) et l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique qui relayent cette information, l’ancienne ministre serait une pièce importante dans l’affaire des «biens mal acquis» qui a secoué ces dernières années les relations entre Libreville et Paris.

Retirée de la vie politique Pascaline Bongo  qui s’était effacée de la scène politique en 1994 après sa sortie du gouvernement, où elle a occupé les fonctions de Ministre des Affaires Étrangères, n’a jamais été citée par les médias français ou les Associations de la société civile basées en France sur cette affaire.

Défendue par son amie l’avocate (et consule honoraire du Gabon à Bordeaux) Danièle Palazzo-Gauthier, rapporte Jeune Afrique, l’ex directrice de cabinet d’Omar Bongo «craint désormais d’être inquiétée par la justice française et n’exclut pas d’être mise en examen. Considérée comme l’administratrice de la fortune et des biens de son père, elle est la seule à en connaître, dans le détail, l’étendue. Affaire à suivre».

C’est en 2007 qu’une plainte déposée à Paris par une poignée d’ONG, accusant plusieurs chefs d’État africains de détournements de fonds publics, a lancé l’affaire de ces «biens mal acquis» sur le dos de leurs peuples. Après moult péripéties judiciaires, la Cour de cassation a autorisé, en novembre 2010, l’ouverture d’une enquête inédite sur ces fortunes accumulées en France par les présidents du Gabon, du Congo-Brazzaville et de la Guinée équatoriale.