Dans le cadre de l’enquête ouverte depuis 2010, relative au «blanchiment de détournement de fonds publics» mettant en cause l’ancien président gabonais, six villas à Nice et un hôtel particulier à Paris ont été saisis le 19 juin 2017 en France.

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A la demande du juge Roger Le Loire, les enquêteurs de l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), viennent de saisir, dans le cadre de la vaste enquête sur les biens mal acquis, six villas à Nice et un hôtel particulier à Paris acquis par l’ancien président gabonais Omar Bongo Ondimba.

Evalués à environ huit millions d’euros, ces biens immobiliers de la famille Bongo auraient été acquis dans les années 1970 et 1980, indique le site www.challenges.fr/.

En 2016, la justice française avait déjà saisi une première propriété à Nice, la Villa Saint-Ange, achetée en 1999, un hôtel particulier rue Dosnes (16ème arrondissement), acquis en 1997, et un autre hôtel plus côté, rue de la Baume (8ème arrondissement), acheté par Omar Bongo en 2007, deux ans avant sa mort. Au total, la valeur des avoirs confisqués serait comprise entre 50 et 60 millions d’euros.

En effet, les juges français qui enquêtent dans le cadre de l’affaire dite « des biens mal acquis » veulent savoir si c’est de l’argent appartenant au peuple gabonais qui a servi à l’acquisition de ces villas. Si, tel est le cas, il resterait à savoir ce que deviendront ces biens une fois que la justice se sera prononcée et que les propriétés auront été éventuellement vendues.

Cette nouvelle saisie s’est opérée pendant que s’ouvrait à Paris le procès de Téodorin Obiang, fils du président de la Guinée équatoriale, toujours dans le cadre des enquêtes sur les biens mal acquis.